Tôt le matin du lundi, 1er Mars en cours, un article paru sur le site congoprofond.net a attaqué farouchement le Président a.i de l’UDPS, l’honorable Jean-Marc Kabund et un certain nombre de combattants.
Cet article signé par Monsieur Albert Tshimankinda, se faisant passer pour un analyste politique, porte cependant, selon Joseph Bulabula, les empreintes du Conseiller spécial du Chef de l’État en matière de sécurité, Monsieur François Beya, qui veut simplement justifier ses propos démesurés tenus au Rwanda le samedi, 13 février dernier : « Nous sommes ici pour « défier » les occidentaux qui ne veulent pas nous voir ensemble>>, avait-il lâché devant l’opinion abasourdie.
Selon l’honorable Jean-Marc Kabund, ces propos mettent en mal la vision du multilatéralisme prônée par le Chef de l’État pour endiguer l’insécurité dans la région et n’engagent nullement le Chef de l’État et son parti. Et, pour ratisser large, la même position a été plus tard défendue par le Secrétaire Général de l’UDPS, Augustin Kabuya et applaudi par la base lors de la matinée politique du 24 février.
Le Combattant Joseph Bulabula qui appuie entièrement la position exprimée par la hiérarchie de son parti, demande à « François Beya que j’ai découvert, dit-il, a travers les écrits de son poulain Albert Tshimankinda, de se rendre à l’évidence qu’il n’a aucune leçon de morale à prodiguer aux héritiers politiques d’Étienne Tshisekedi, d’heureuse mémoire. Il lui revient et à lui seul d’en assumer les conséquences. Car, il n’existe ni pardon, moins encore des excuses dans la diplomatie qui demeure un monde des intérêts.
Je me demande, s’est interrogé le combattant Bulabula, si Monsieur François Beya a mesuré la hauteur de la gravité et les conséquences de ses propos incendiaires tendant à exposer le Chef de l’Etat face à la communauté occidentale?
Cher compatriote, en diplomatie, chaque geste compte. Souvenez-vous que Laurent Désiré Kabila est décédé à cause d’une courte phrase prononcée contre la communauté occidentale. Patrice E. Lumumba a été également victime de son style direct à l’endroit de la communauté internationale.
Savez-vous ce que signifie défier ? Quelle signification attribuez-vous à cet ultimatum lancé à l’endroit de la communauté occidentale?
Juste une semaine après les fameuses déclarations de Beya, n’avez-vous pas vu le tôlée général que cela a provoqué lors de l’assassinat de l’ambassadeur Italien et toute la récupération politicienne qu’on en a fait ?
Si Monsieur Beya travaille véritablement pour le Président de la République, il ne peut se permettre pareille déclaration, surtout pas dans les circonstances actuelles. <<Rassure-toi, cher François Beya, que quoi qu’il en soit et quoi qu’il en coûte, l’UDPS et son Président a.i Jean- Marc KABUND ne saurez cautionner une telle déclaration, non mûrie du reste, et tendant à exposer ce pouvoir chèrement acquis.
Retiens le pour dit que ta présence aux côtés du Chef de l’Etat, est sans aucun doute le fruit du pouvoir lui attribué d’abord par l’udps et, bien entendu, par l’ensemble du peuple congolais souverain.
Pour cette raison, tu dois bien remplir ta part de responsabilité, car, à chacun son travail.
Que monsieur François Beya s’occupe de la sécurité où il gagne son pain quotidien et qu’il nous laisse ( UDPS) faire la politique.
Par ailleurs, « J’ai noté des graves contradictions dans les les affirmations de sieur Albert Tshimankinda. C’est du méli-mélo. S’il se déclare chercheur, en tout cas il est loin d’être un bon analyste. Il apparaît ici comme un simple bouc émissaire utilisé exceptionnellement pour les besoins de la cause.
Car, comment comprendre le lien qu’il fait entre les activités de la francophonie au comportement outrancier de son mentor qu’il présente comme un homme indispensable pour la survie de la nation ? Pour votre gouverne, les questions sécuritaires de toute une nation ne peuvent nullement être réduites aux charges que telle ou telle autre personnalité détient au sein de sa famille biologique.
Si votre argumentation s’appuie sur le fait que Monsieur François Beya soit père de la famille et qu’à ce titre il doit bénéficier d’une mesure de grâce même quand il commet des fautes lourdes dans l’exercice de ses fonctions, vous devriez en avoir honte franchement.
Faire des critiques à un proche collaborateur du Chef de l’État fautif, n’est constitutif d’un péché et ne peut nullement être assimilé à une attaque directe au Chef de l’État. Si tel était le cas, que dirions-nous des critiques formulées envers Vital Kamerhe, alors Direcab du Chef de l’État?
En définitive, le Chef de l’État conserve intacte son image de marque même lorsque celle de votre mentor est mise à rude épreuve.
Les anti-valeurs évoqués autrefois par notre héros national Étienne Tshisekedi sont justement liés au comportement de certains responsables politiques prêts à bafouer les intérêts collectifs pour des buts inavoués comme on peut bien le constater dans les propos irresponsables de ton mentor.
Dans ta conclusion, tu oses t’attaquer au Chef de l’État que tu présentes comme un dictateur en laissant le débat évoluer sur cette question si épineuse de notre sécurité. À vous entendre parler, vous semblez émettre le voeu de voir le Président de la République demander à l’UDPS de taire le débat autour des polémiques ayant prévalu après les déclarations de votre mentor.
Sur cette question, n’imaginez pas le Chef de l’État envisager les choses de cette manière. Ne confondez pas les choses! C’est dans le débat où la meilleure option sera trouvée par rapport aux dérapages retenus à l’endroit de votre mentor. D’où, un seul conseil lui vaut: Qu’il s’assume seulement…, a conclu le Combattant Bulabula dans une interview exclusive accordée à LIBERTÉ PLUS.
Propos recueillis par Hervé Mulumba
Liberté Plus
Joseph Bulabula recadre Albert Tshimankinda: « Votre mentor, Monsieur François Beya, n’est pas indispensable pour la survie de la nation»
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