Alors qu’il revenait d’une visite privée au quartier Dingi Dingi dans la commune de Kisenso dans la soirée de samedi, 02 juillet 2022, le Chef de l’administration du parti présidentiel l’UDPS, monsieur Augustin Kabuya, s’est vu dans l’obligation de s’arrêter près de 30 minutes à hauteur du terrain Kitomesa pour écouter les doléances des populations déboussolées par la situation sécuritaire inconfortable à laquelle elles font face sans trop savoir à quel saint se vouer.

S’exprimant au nom de la population excitée, un habitant déclare: « Papa Augustin Kabuya, nous sommes très préoccupés par notre sécurité. Nous sommes régulièrement sollicités par des bandes des criminels bien organisées. Parfois, ils se battent entre eux à la longueur des journées troublant ainsi l’ordre public. D’autres, par contre, opèrent la nuit tombée en ciblant les maisons qu’ils vont attaquer , prenant soin de bloquer les issues de toutes les maisons des voisins, privant ainsi ces derniers de toute possibilité de voler au secours des victimes jusqu’à ce qu’ils terminent allégrement leurs forfaits caractérisés par l’effraction des maisons, pillages de leurs biens matériels et financiers, et provocant la terreur des occupants. Nous vivons dans une psychose la plus totale. Car, fort malheureusement , la police ne s’intéresse qu’à la garde des motos et véhicules entreposés dans leurs sous ciats ainsi et qu’aux « couples » se promènant tard la nuit. Nous exigeons leur remplacement. Nous avons nettement l’impression que les policiers des sous- ciats Bulungu, Kitomesa et Kodia se sont liés d’amitié avec nos agresseurs».

Prenant la parole en réaction aux doléances sus – évoquées, le SG de l’UDPS a jugé fondée leur demande et a exprimé sa compassion à l’endroit de cette population meurtrie.
« Je vous assure que je vais moi-même suivre cette situation jusqu’à ce que vous soyez sécurisés. Mais très souvent, leur fait-il remarquer, lorsque la police va lancer l’opération contre ces hors-la-loi et commencer à les traquer, vous serez les premiers à les prévenir pour qu’ils se cachent. Cette histoire doit s’arrêter, et rien ne peut justifier de tels actes».
Aussitôt, le Muana Bute du Chef de l’État s’est rendu au sous-ciat de Kitomesa pour prendre langue avec le commandant en poste ce jour-là. Absent, c’est le plus ancien qui s’est pointé devant le SG Augustin Kabuya qui n’a pas hésité à lui exprimer ses regrets.

« Ce que j’ai appris ici est inacceptable. Des individus se servent des machettes pour terroriser la population, alors que vous êtes là. Mettez vous à ma place. Est-ce que c’est normal?, s’est interrogé Augustin Kabuya devant l’officier de permanence qui s’est défendu en ces termes :
« Le mal vient souvent de la population elle-même. Nous ne sommes pas des dieux pour connaître ce qui se passe là où ils sont. Ils doivent nous appeler. Mais parfois, ils n’ont pas nos numéros de téléphone. Nous vous annonçons que nous venons de mettre la main sur deux kuluna tout à l’heure.
Et, le Secrétaire Général d’ajouter: (…) Ne négligez pas cette population. J’étais dans l’opposition et je connais son importance. Je ne pouvais pas boucher mes oreilles à leurs révendications. C’est pourquoi je suis venu personnellement vers vous. Nous sommes arrivés au pouvoir pour ne pas cautionner la souffrance de la population. Ce sont des situations à éviter. Vous devez vous occuper de ces Kuluna. Ceux qui ont été arrêtés doivent répondre de leurs actes selon les lois en vigueur, non pas la nuit mais en pleine journée pour que leurs camarades tirent des leçons. Car, d’ici 2023, nous allons venir vers cette population pour solliciter leur vote; ils nous demanderont des comptes.
Vous avez la chance d’avoir des dirigeants civiles qui connaissent la souffrance de la population. Nous ne sommes pas contre vous. En arrivant au pouvoir, nous n’avons pas créé une autre police, mais nous travaillons toujours avec les mêmes équipes que nous avons trouvées. Cependant, je n’approuve pas ce qui se passe, je rentre très déçu», a-t-il conclu.
Après analyse, nous notons que la méthode utilisée par ces criminels est identique à celle appliquée par ceux qui opèrent à N’sele, au quartier Talangayi, direction CCT, Camp PM et Efo bank, des quartiers situés à dix minutes de l’aéroport International de N’djili vers N’sele.
Kinshasa est-elle en insécurité généralisée ? Au gouverneur d’y répondre.
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