RDC – Insécurité à l’Est : Les nations unies conviées à revoir leurs notes sur la MONUSCO

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Depuis de nombreuses années, la société des nations(SDN) d’abord, l’organisation des nations unies(ONU) ensuite et actuellement les nations unies(UN) n’ont jamais réussi à accompagner véritablement les pays où ses forces de sont déployées pour la paix, et ce, malgré les divers changement intervenus dans sa dénomination ou même dans la configuration de ses différentes missions.

Par rapport à celles-ci souvent mal exécutées, le temps a fini par donner raison à De Gaulle, le président français, qui la qualifiait de machin, estimant qu’elle n’avait pas sa raison d’être.

La preuve récente et sans équivoque est celle de la RD Congo dont la mission regorge le contingent le plus important jamais enregistré dans son histoire, soit 17.000 personnes, mais n’a pas réussi à instaurer la paix avec la MONUC (mission onusienne au Congo)sous l’ONU, puis la MONUSCO ( mission d’observation des nations unies pour la stabilisation de la paix en République démocratique du Congo), sous l’UN. Durant les 20 années de son existence en RDC, la MONUSCO n’a été que l’ombre d’elle-même, comme qui dirait : bonnet blanc-blanc bonnet, ce qui revient au même.

Pire, les morts en cascade, soit 36 personnes et une centaine des blessés enregistrés récemment sur leur dos lors des récentes manifestations contre cette mission, prouvent à suffisance que les dégâts susceptibles de figurer sur le bilan de cette institution risque d’être catastrophique, surtout en rapport au temps qu’elle est sensée rester encore en RDC, soit 2 années supplémentaires jusqu’en 2024 pour, semble-t-il, rétablir la paix dans la partie Est de la RDC.

D’où, la question qui revient sur les lèvres de plus d’un observateur aguerri est de savoir: de quelle paix s’agit-t-il, dès lors qu’ils n’ont pas réussi à instaurer même un début de paix qu’ils souhaitent laisser en RD Congo.

Ensuite, de quelle utilité serait cette institution en République démocratique du Congo si les autorités des nations unies ayant manifesté un aveu d’échec, estiment ne pas être en mesure de faire face aux forces du groupe rebelles M23, plus équipée que leurs forces. Ce qui suscite autant d’inquiétudes quant à l’avenir même de cette institution internationale sensée apporter la paix dans le monde. Car, si elle est incapable de taire un groupuscule des rebelles mal équipés, comment peuvent-ils prétendre imposer leur volonté, mieux leur  »dictat », à une nation disposant d’un arsenal militaire assez élaboré ?

En tout état de cause, la demande formulée par les populations concernées par la paix hypothétique des Nations unies de voir la MONUSCO quitter le sol congolais demeure légitime, étant donné que la présence de celle-ci devient simplement sans objet. Il revient donc au gouvernement de la République démocratique du Congo et l’UN de s’y pencher sérieusement afin de dégager un Modus vivendi susceptible de mettre tout le monde d’accord pour éviter le type d’accrochages ayant occasionné la mort des civils tués à bout portant par les forces onusiennes.

Liberté Plus

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