RDC : 4 janvier, un jour férié pour quelle finalité ? (Tribune de LIBERTÉ PLUS )

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Le 04 janvier 1959, personne ne croyait que la République Démocratique du Congo, que dis-je, le peuple congolais était capable de s’assumer pour revendiquer son droit à assurer seul et librement son destin. Pourtant, ça couvait dans le ventre, j’allais dire dans la tête de plus d’un.

En effet, il a fallu d’une simple étincelle, un match de football, en l’occurrence, ayant croisé un meeting politique défendu, pour enflammer toute la République en commençant par Kinshasa. Et, c’était parti pour que le pays obtienne plutôt que prévue son indépendance politique en juin 1960, et ce, en disposant d’une direction politique sensée déterminer la ligne à appliquer au pays, s’autodéterminer en rapport aux courants politiques du moment, avoir une administration publique assurée par des congolais pour les congolais et au besoin assurer son indépendance économique pour une prospérité effective des congolaises et congolais.

Cela ne pouvait se résumer sans une contrariété absolue, dès lors que le colonisateur n’avait pas encore lâché prise pour laisser le témoin à ceux qui allaient les remplacer. Car, ce n’était sans heurts que cette session de pouvoir allait avoir lieu.

Pourtant, ce jour là, en bravant l’autorité du colon blanc, tomber n’était pas exclu, même d’une balle tirée à bout portant. Car, c’était une question de liberté, après avoir subi un traitement dégradant de longues années durant, de ces hommes qui ne l’étaient que d’apparence, sans cœur.

Oui, ce jour devenu mémorable, le sang avait coulé, versé par des hommes et des femmes, tombés sur le champ d’honneur, déterminés à assurer aux générations futures une liberté d’expression, de choix d’hommes et des femmes sensés gouverner pour et à leur profit, ce sang, dis-je, réclame encore aujourd’hui plus de considération au peuple congolais face à l’injustice observée ici et là, 64 ans après, par des multinationales qui tiennent à morceler le Congo pour des intérêts sordides, en soignant aux petits oignons nos détracteurs de tout bord.

Ce sang réclame encore aujourd’hui à ceux pour qui ils sont morts de s’abstenir de laisser la direction des affaires de l’État entre les mains des colonisateurs, convertis en congolais, des prédateurs sans cœur, près à livrer notre pays, nos terres à nos bourreaux d’hier.

Ce jour férié doit encore et toujours porter un sens, un contenu, non seulement de rester à la maison, mais plutôt celui de prendre conscience de préserver cet acquis, en prenant distance de quiconque porte la tunique de la trahison, devenus congolais par la force des choses, des congolais d’emprunt, capables de trahir, même à vil prix, cette indépendance obtenue au prix du sang.

Gardez-vous surtout de paroles mieleuses des fils de nos colonisateurs, au risque de se venger contre les stigmates de notre fureur qu’ils portent dans leur cœur, en
sabordant tous les efforts consentis pour avoir un Congo dégagé de toute emprise du néocolonialisme.

Liberté PLUS

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