Il ne suffit pas uniquement d’appuyer sur un bouton magique pour voir les emplois jaillir de partout, encore moins se contenter tout simplement de séances de jeûne et prière pour voir la main de Dieu. Mais il faut agir pour encourager les investisseurs privés nationaux et internationaux à déverser leurs capitaux sur le marché d’emplois.
Pour ce faire, il y a plusieurs mécanismes à la disposition du gouvernement, et dans le cas de la RDC, l’un de ces mécanismes c’est l’aura de ceux qui dirigent et la confiance qu’ils inspirent aux investisseurs. C’est à ce niveau que Son Excellence, Monsieur le Chef de l’État Felix Tshisekedi et autorité de référence de l’UDPS rayonne et fait rayonner le Congo. Il essaie de faire mieux au delà de ce que les régimes de l’AFDL-PPRD ont réalisé. Il a redoré l’image de la RDC, il a restauré un certain prestige que le pays n’avait connu que durant les années glorieuses du feu Mobutu. Et ce n’est pas une surprise de voir les investisseurs commencer à revenir, même à tâtons.
Tous, nous tenons à voir le panier de la ménagère s’améliorer, et ceci ne se fera pas par la distribution des dons ici et là de manière ponctuelle. Ça sera rendu possible par l’amélioration du climat des affaires, ayant comme conséquence la création des emplois.
Cela est d’autant plus difficile lorsqu’on fait face à une opposition déconnectée de toute réalité, moins inspirée, qui n’a qu’une préoccupation, celle de voir le gouvernement de l’Union Sacrée de la Nation échouer dans toutes ses initiatives salvatrices pour le peuple.


Pour lutter contre le chômage, appartient-il au gouvernement de faire de tout le monde des fonctionnaires de l’État ? Non, c’est impossible et irréaliste. Les décideurs économiques sont les gestionnaires des capitaux privés, ce sont eux qui créent des emplois. Il appartient à l’État de leur faciliter la tâche, en assurant la sécurité des hommes et de leurs biens, en allégeant certaines procédures et formalités d’usage et en luttant contre la corruption.
C’est dans ce cadre que l’opinion a assisté, samedi, 10 juin 2023, à l’inauguration par le Chef de l’État d’une usine d’assemblage, de fabrication ou de création (je ris) des bus à partir de Kinshasa la capitale de la RDC. Un événement heureux qui a fait mal dans certains quartiers généraux où règne Lucifer.
Un projet qui verra potentiellement plus de 500 personnes tirées du chômage. Et quand on tient compte de la fameuse solidarité africaine, ce sont des milliers des bouches nourries et c’est ça que le Congolais doté du bon sens devait célébrer, n’en déplaise aux sorciers. .
Le premier de tous les Congolais a apprécié, en faisant son déplacement pour encourager cette initiative porteuse pour notre pays, en vue de marquer la remise en service de l’industrie automobile à Kinshasa. Car, il vous souviendra que depuis les années 90, celle-ci est la première compagnie d’assemblage automobile qui va générer des centaines d’emplois, et former une main d’œuvre locale avec des compétences professionnelles durables et transférables. Qui n’apprécierait pas un tel projet noble? Les écritures saintes déclarent : « Au reste, frères, que tout ce qui est vrai, tout ce qui est honorable, tout ce qui est juste, tout ce qui est pur, tout ce qui est aimable, tout ce qui mérite l’approbation, ce qui est vertueux et digne de louange, soit l’objet de vos pensées. » (Phil. 4 :8).
Plutôt que d’encourager cet élan en faveur de notre peuple, les opposants dédaignent l’initiative. L’opposition est devenue de plus en plus synonyme de l’inimitié, de la sorcellerie. Car, seules les œuvres ténébreuses intéresseraient cette génération des opposants. Quel mépris pour la population, quelle méchanceté et quelle mauvaise foi, dirions-nous ? Le pouvoir doit échouer en tout pour que les opposants prennent le pouvoir. Pas même à travers les élections, mais par des combines, des voies detournées et anticonstitutionnelles. Il y a encore beaucoup à faire pour rectifier cette culture quasi généralisée du pays qui dénature ce personnel enclin au pouvoir à tout prix. Et c’est très triste d’avoir en face une opposition pareille qui ne se concentre jamais sur la gouvernance pour proposer des solutions et demander des comptes au gouvernement, mais une opposition qui s’illustre contre un leadership économique salvatrice sans offrir une alternative quelconque.
Le 19 mai 1999, les Nations-Unies déclaraient lors d’un point de presse, que l’emploi « est le pivot du développement social et un outil pour réduire les inégalités, en soulignant que la création d’emplois est un objectif prioritaire des politiques économiques et sociales aux niveaux national et international ».
Avant cela, la stratégie européenne pour l’emploi, lancée en 1997, se fondait sur trois axes principaux : « la réduction du coût du travail, le renforcement de la flexibilité sur le marché de l’emploi et l’amélioration des qualifications des travailleurs ». Et un peu plus récemment le 13 février 2018, la Banque mondiale déclarait l’emploi comme le pilier du développement pour transformer les économies et les sociétés en enchainant dans ces termes, je cite :
« Si la croissance économique peut transformer les sociétés, augmenter les revenus et favoriser l’épanouissement des populations, ce n’est pas une condition suffisante ». Pour réduire la pauvreté et promouvoir une prospérité partagée, la croissance doit créer plus d’emplois de qualité pour tous, car il s’agit de la voie la plus sûre pour sortir de la pauvreté. Ces dernières années, la Banque mondiale a soutenu des « plans d’action nationaux dans ce but, en aidant notamment les pays à former les demandeurs d’emplois, à financer des prêts pour les micro- et petites entreprises et à mobiliser des moyens financiers en appui au développement des emplois dans le secteur privé ».
La démarche de la Banque mondiale consistait à :
« …améliorer l’accès aux financements, renforcer la formation aux compétences, soutenir un secteur privé dynamique et bâtir des infrastructures durables sont autant de facteurs qui contribuent à rapprocher les individus des emplois et, partant, à mettre fin à la pauvreté et à promouvoir la stabilité économique et sociale dans chaque pays et au-delà des frontières. Pour créer des emplois, la Banque mondiale mise sur la croissance tirée par le secteur privé et aide les pays à concevoir et mettre en œuvre des stratégies multisectorielles, mais également à mobiliser une expertise internationale pour affronter leurs difficultés ».
Revenons au bon sens pour avoir une opposition républicaine et responsable afin de favoriser un débat d’idées, sauvegarder l’intégrité territoriale, consolider le processus d’alternance démocratique qui demeure un acquis majeur à protéger à tout prix. Abandonnons une opposition synonyme d’inimitié basée sur de haine, l’antipathie et d’hostilité. Créons une génération des adversaires politiques qui détestent les idées, les faits et gestes d’un camp adverse, sans toutefois haïr leurs compatriotes, leurs adversaires politiques disposés à se rencontrer pour débattre du sort des Congolais, et disposés à se parler lorsque la mère patrie est menacée par les voisins envieux.
Il y a encore une chance pour faire mieux. Que Dieu bénisse la RDC !
Michel Shambuyi Kayemba
Président fédéral l’UDPS/Royaume-Uni/ Liberté PLUS



