Ce n’est un secret pour personne que nos centres urbains deviennent de plus en plus insécurisantes au point qu’on se demande si la paix est pour bientôt. Tueries par ci, enlèvements par là, le tableau demeure sombre aussi bien à Kinshasa qu’à Lubumbashi où des corps sans vie ont été retrouvés dans un sac à proximité d’une route principale.
Le temps court et très vite. La campagne électorale qui s’annonce déjà risque d’être rude mais surtout périlleuse et risquée à cause notamment de l’intolérance qui se porte bien, singulièrement dans le camp de l’opposition où des propos de haine ne font que croître a l’égard du pouvoir et des institutions de la République, notamment la Centrale électorale qu’elle ne cesse de diaboliser a l’orée des échéances électorales prochaines.
Il va de soi que tout militant de la paix constate avec effroi la dégradation de la situation sécuritaire qui va de mal en pis. L’impression qui se dégage est que nul ne semble préoccupé outre mesure par cette situation. La population abandonnée à elle-même ne sait à quel saint se vouer. L’État se relâche-t-il, se demande le commun des mortels ? Tous les petits badots, même ceux qui se cachaient à la levée du jour friment et bombent le torse, défiant quiconque menace de les arrêter: »nous serons relâchés, rappellent-ils à ceux qui les intimident, nous sommes les mêmes avec vos supérieurs arguent-ils.
Les pouvoirs publics sont donc interpellés pour jouer leur rôle d’assurer la protection des biens et des personnes. La paix véritable est à ce prix. Sans quoi, il faut simplement oublier le développement.
Qui dit mieux ?
Liberté Plus