Stabilité de l’UDPS : Charles Dia Oken-A-MBEL, Protais Lumbu et Paul Gabriel Kapita exhortent leur collègue Lusanga Ngiele à revenir à la raison pour servir le parti dans la légalité et suivant les textes statutaires

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Comme vous le savez, quatre des treize parlementaires fondateurs de l’Union pour la Démocratie et le Progrès social le 15 février 1982 sont encore en vie et doivent en principe, selon les analystes politiques, jouer un rôle déterminant pour la stabilité de ce parti au pouvoir depuis 2019.

C’est dans ce contexte que trois de ces quatre personnalités, à savoir : le doyen Charles Dia oken-A-MBEL, Paul Gabriel Kapita Shabangi et Protais Lumbu Maloba Ndiba se sont réunis à Kinshasa, le mercredi 23 Octobre 2024, autour d’une même table pour réfléchir sur la situation de la crise politique qui secoue le parti l’UDPS/Tshisekedi depuis quelques mois.

À l’issue de leur réunion, ils ont tout d’abord exprimé leur regret suite à l’absence du fondateur Lusanga Ngiele. Ensuite, ils ont condamné son attitude tendant à soutenir la fronde contre l’équipe dirigeante installée à la tête du parti, au point de s’autoproclamer Président intérimaire du parti au pouvoir.

Les trois fondateurs disent ne pas comprennent les raisons qui poussent leur collègue Lusanga Ngiele de s’afficher comme leur représentant vis-à-vis des tiers, alors qu’il n’en a pas reçu mandat de la part du groupe.

Les trois fondateurs ont fustigé avec hargne ce comportement usurpateur. Ils notent qu’en dehors de son attitude belliqueuse contre les textes établis du parti, Lusanga Ngiele aurait fabriqué des faux PV lors d’une réunion qu’il a lui-même organisée en leur absence mais il a tout de même pour parler en leur nom dans ce document.

«Nous n’avons pas donné le mandat à notre collègue Lusanga soit de nous représenter comme porte-parole soit nous représenter auprès de qui que ce soit et encore moins auprès du président de la République», ont réagi les trois fondateurs.

Dans le même ordre d’idées, les trois fondateurs remettent en cause l’auto-proclamation du Président ad intérim du parti par leur collègue Lusanga Ngiele, absent de cette rencontre. Ils pensant qu’en tant que dépositaires de l’UDPS, ils ne peuvent pas accepter qu’une telle décision soit prise unilatéralement et en violation des textes du parti.

« Nous nous réunissons ici en notre qualité de quatre fondateurs encore en vie du groupe de treize fondateurs de l’UDPS. Nous sommes les dépositaires de l’UDPS en ce jour, et nous sommes restés à quatre, mais ici présent vous constatez que nous nous sommes réunis à trois seulement. Nous aurions voulu que notre collègue Lusanga Ngiele soit avec nous, pour que nous puissions aujourd’hui nous prononcer sur beaucoup de problèmes, dont les enjeux actuels sur le plan politique du parti. Malheureusement, il n’est pas là. On nous dit qu’il s’est autoproclamé président ad intérim dans une quelconque organisation que nous ne connaissons pas. Les dépositaires du parti, c’est nous. Maintenant, nous sommes 3 sur 4. Nous sommes les membres du collège des fondateurs, et nous ne pouvons pas accepter qu’il s’autoproclame président de l’UDPS», ont-ils réagi au sortir de la réunion.

Pour le doyen Charles Diaoken-A-MBEL, initiateur de cette réunion, leur collègue Lusanga Ngiele joue au théâtre de mauvais.

« Notre collègue François Lusanga Ngiele nous joue un théâtre de mauvais goût. Dans son dernier numéro, notre collègue s’autoproclame président de l’UDPS. Quelle blague !!», s’est-il exclamé.

Lusanga Ngiele, une démarche illégale condamnée de partout !

Les fondateurs ont insisté sur le fait que leur collègue ne peut pas engager le parti de cette manière ni prendre ses décisions à titre personnel et les coller au groupe. Ils l’ont, ensuite, appelé à revenir à la raison pour servir le parti dans la légalité et suivant les textes établis, derrière le secrétaire général et président a.i, l’honorable Augustin Kabuya Tshilumba qui, jusqu’à preuve du contraire, bénéficie encore de la confiance et du soutien total du Chef de l’État, l’autorité de référence du parti.

« Un des nous se soustrait pour aller soutenir une fronde. Ce n’est pas de cette manière là qu’il devait se comporter. S’il cherche le pouvoir, qu’il vienne auprès de nous ses collègues, on va chercher et fouiller dans les articles de l’UDPS si nous avons le pouvoir de l’aider. On est fondateurs de l’UDPS et on ne peut pas se donner autant de culot pour dire qu’on devient président du parti….Il ne pouvait pas parler au nom de nous tous. Il est un homme politique, s’il veut prendre des décisions, qu’il le face à titre personnel et non de nous engager tous », ont-ils ajouté.

UDPS, le pouvoir chèrement acquis qui mérite d’être bien conservé

Par ailleurs, tout en soulignant l’importance du travail accompli par le Président de la République pour amener le pouvoir à l’UDPS après près de 40 ans de lutte, les fondateurs ont appelé à la reconnaissance de cet effort et à travailler ensemble pour le bien du parti et du pays. Ils ont ainsi appelé leur collègue frondeur à revenir à la raison pour servir le parti dans la légalité en vue de la conservation du pouvoir chèrement acquis.

Un tête-à-tête avec le Président de la République réclamée !

Ils ont également exprimé leur désir de rencontrer le président de la République pour lui faire part des problèmes au sein du parti, mais ont souligné qu’ils ne cherchent pas à imposer leur volonté dans l’illégalité, contrairement à ce qu’a fait leur collègue absent.

Fidel Songo/LIBERTÉ PLUS

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