Recrutés en 2022 et nommés par ordonnance présidentielle le 1er avril dernier pour combler la carence constatée dans de nombreux tribunaux à travers le pays, les deux milles cinq cents (2.500)magistrats sont à ce jour livrés à eux même. Sans salaire, ces hommes en toges noir du Conseil Supérieur de la Magistrature, vivraient dans une misère indescriptible, alimentée par le non- paiement.
L’alerte émane de l’un de leur qui a contacté un confrère journaliste qui, sur la toile, a tiré la sonnette d’alarme pour interpeller les autorités tant politiques que judiciaires face à cette situation.
» Nous sommes exposés à la précarité depuis 2 ans. Il est hors de question qu’on nous ignore encore », s’est-il plaint sous couvert d’anonymat.
Après leur nomination par le chef de l’État, ces nouveaux juges devraient suivre une formation de 3 mois et ensuite être déployés à travers le pays par le CNM.
Face à cette situation, il est plus que temps que le gouvernement congolais mette des moyens financiers à la disposition du Conseil Supérieur de la Magistrature pour la régulation de la situation de ces hommes de la loi dont l’absence dans les cours et tribunaux à travers le pays a été décriée, entre autres,
par les organisations de la société civile.
Notons que ces 2500 magistrats font partis de lot de 5000 recrutés par le Conseil Supérieur de la Magistrature de la République Démocratique du Congo et dont certains ont été affectés, en 2023.
MF/ LIBERTÉ PLUS