Comme vous le savez, le Congrès américain a pris une résolution sur la République démocratique du Congo datée du 27 juin 2025. Plutôt que de l’expliciter fidèlement pour éclairer l’opinion publique sur son contenu, Moïse Katumbi, opposant fatigué qui ne se réveille que lors des élections, a publié ce jeudi, 10 juillet 2025, un Tweet dans lequel il distille des inepties à l’allure d’une véritable dérive.
Pour montrer sa haine viscérale contre le Président de la République, il affirme, dans ses écrits, que le Congrès américain a indiqué, dans sa note qu’il ne veut pas de 3 è mandat, comme si le Président de la République lui a dit qu’il compte briguer un troisième mandat, au moment où l’actuelle Constitution dispose que le mandat du Président de la République est de 5 ans renouvelable une seule fois.
Dans ces conditions, le fait pour le Congrès de parler du respect de la constitution ou encore des limites des mandats s’apparente à une initiative de forcer une porte déjà ouverte.
Il y a donc beaucoup des points positifs intéressants dans la résolution sus-évoquée mais auxquels monsieur Katumbi ne fait nullement allusion dans sa sortie médiatique. Apparemment, tout ce qui l’intéresse à travers cette résolution, c’est plus le troisième mandat ; un discours démodé qui ne tient aucunement compte des réalités présentes.
Ci-dessous, LIBERTÉ PLUS, votre média populaire en RDC, vous livre le contenu intégral de cette résolution en 10 points, sans absolument revenir sur les motivations étant à la base de cette décision, mieux cette orientation.
Le congrès américain :
(1) reconnaît le besoin urgent de paix, de stabilité et de réconciliation en République démocratique du Congo (RDC) et soutient les efforts diplomatiques, économiques et humanitaires pour parvenir à une paix durable dans la région ;
(2) reconnaît l’avantage d’un dialogue national inclusif dirigé et facilité par le CENCO et l’ECC qui inclut tous les acteurs des mouvements de la société civile, des confessions religieuses, des partis politiques et des groupes armés pour promouvoir la cohésion sociale, l’unité nationale et les principes de bonne gouvernance ;
(3) exhorte à la résolution pacifique des tensions entre la RDC et le Rwanda et encourage toutes les parties prenantes régionales à participer à des dialogues dirigés par l’Afrique tels que les processus de Luanda et de Nairobi ;
(4) appeler à l’arrêt de tout soutien de l’État aux groupes armés non étatiques et au respect de la Constitution de la RDC, des principes démocratiques, des droits de l’homme et de la cessation des poursuites arbitraires, des détentions et du déni de documents officiels tels que les passeports aux opposants politiques et aux citoyens ;
(5) appelle le gouvernement de la RDC à lutter contre la corruption systémique et à mettre en œuvre une gouvernance et une application transparentes et responsables et à respecter les limites de mandat contenues dans la Constitution de la RDC ;
(6) approuve l’établissement d’accords commerciaux sur les minéraux essentiels entre les États-Unis et la RDC pour promouvoir les intérêts économiques et de sécurité nationale mutuels ainsi que la gestion responsable des ressources minérales stratégiques ;
(7) encourage la mise en œuvre locale et internationale renforcée des réglementations sur la traçabilité de la chaîne d’approvisionnement et la diligence raisonnable ciblant les minéraux de conflit et soutient les réformes dans le secteur minier pour lutter contre la corruption et le financement illicite ;
(8) exhorte le président des États-Unis à prendre des mesures pour sanctionner les acteurs corrompus, les groupes armés, y compris le M23, le FDLR et l’ADF pour les atrocités, les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité ;
(9) encourage l’utilisation de sanctions économiques ciblées et de restrictions de visa contre des personnes et des entités corrompues, obstruant la paix, perpétrant des violences ou commettant des violations des droits de l’homme ; et
(10) réaffirme l’engagement des États-Unis à soutenir la paix, la démocratie et le développement économique en RDC et dans la région des Grands Lacs africains.
Il y a lieu de noter que tous les cas de figure exploités par le congrès américain, pas un seul point ne nous contraint à faire leur volonté. Il faut plutôt les considérer comme des suggestions quoique assorties des sanctions faute de les appliquer. Il faut déjà ici saisir le niveau de compréhension bâclée de l’opposant estimant que la RDC devient, à travers cette résolution, le 53e état des USA. Il ignore que la constitution demeure le domaine de la souveraineté d’une nation sur lequel les États-Unis ne peuvent pas empiéter.
Cependant, n’étant pas sous tutelle américain, nous avons le droit, au même titre qu’eux, dans le cadre des relations internationales, de porter un jugement sur la portée de leurs actions gouvernementales, telle que sévir contre le racisme, mais sans leur donner des injonctions.
En rapport avec le pacte social de la CENCO et l’ECC, leurs initiateurs affirment qu’ils ne peuvent rien faire sans l’appui de Félix Tshisekedi. Le chef de l’État parle depuis toujours de la réconciliation comme un élément capital dans sa gouvernance en vue de taire les multiples divergences et créer l’unité entre les fils et filles de la RDC. La RDC ne va donc pas d’elle même se livrer, sous quelque forme, à l’asservissement d’une nation, quelque soit son influence politique, sociale ou économique.
Qui dit mieux ?
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