La Ministre Marie-Therese Sombo a lancé les travaux d’évaluation à mi-parcours du système Licence-Master-Doctorat (LMD) ce jeudi, 28 août 2025, à Kinshasa dans la salle de conférence de l’institut national des Arts.
Trois ans après la généralisation de cette reforme ambitieuse dans le secteur académique congolais, il était question de dresser un bilan des avancées, des obstacles rencontrés et des ajustements nécessaires pour aboutir à des résultats probants.
Prenant la parole pour la circonstance, la ministre de l’Enseignement supérieur, universitaire, recherche scientifique et innovations, Marie Thérèse Sombo, a appelé à l’adaptation de la pédagogie universitaire par les professionnels pour la mise en œuvre du système Licence , master, doctorat (LMD).
“ Il est requis de poursuivre cette réforme en tenant compte des réalités propres de notre pays et de déterminer les rythmes au regard des objectifs de professionnalisation de la formation et des apprentissages. Ensuite, il importe d’accorder une attention particulière à l’adaptation de la pédagogie universitaire par les professeurs. L’appropriation de la réforme LMD repose nécessairement sur la formation des enseignants quant à la manière d’enseigner autrement, ” a-t-elle déclaré.
Cette reforme, dit-elle, ressort de la vision du Chef de l’Etat Félix Tshisekedi qui consiste à promouvoir au travers de la jeunesse congolaise un système éducatif performant, inclusif et équitable. Mais aussi au gouvernement de la République notamment, la première ministre et cheffe du gouvernement Judith Suminwa qui a mis les moyens à disposition pour accomplir cette mission.
Bien que la tache s’avère ardue, la Ministre de l’Enseignement supérieur, universitaire et innovation reste déterminée à parvenir à un résultat positif d’ici 5 ans. “ Ce n’est pas la fin ni l’aboutissement d’un processus qui demeure dynamique, long et laborieux . La panoplie des défis relevés et la persistance des enjeux identifiés, nous rappelle constamment que la tâche à entreprendre est encore ardue et nécessite une mobilisation tous azimuts en vue d’assurer un accompagnement précieux et efficace de la reforme LMD jusqu’à l’évaluation finale qui n’interviendra qu’après 5 ans de mise en œuvre ” , a-t-elle souligné.
Pour la Ministre, “ la situation décrite dans ce rapport ne nous enchante pas globalement mais nous encourage. Certes, les progrès timides ont été réalisés durant les trois années, mais la tache à entreprendre reste énorme. ”
L’un des enjeux de taille est sans doute la nécessite de contextualiser le système éducatif LMD. Pour la Ministre, il est important de poursuivre cette réforme en tenant compte des réalités propres de notre pays et de déterminer le rythme au regard des objectifs de la professionnalisation de la formation et des apprentissages, mais aussi d’accorder une attention particulière à l’adaptation de la pédagogie universitaire par les professeurs.
Face à l’impératif de l’outil numérique, la Ministre de l’ESU s’indigne d’un accès très limité dans la société congolaise, en général, et la communauté estudiantine en particulier. Pour ce faire, elle a appelé toutes les parties prenantes à la reforme LMD à se mobiliser davantage afin de ne ménager aucun effort pour atteindre des résultats escomptés.
L’évaluation à mi-parcours du système LMD s’est articulée en cinq étapes clés conçus pour garantir une analyse rigoureuse et exhaustive, notamment : la préparation qui consiste à définir les objectifs et à élaborer des outils de collecte des données, notamment les questionnaires et des guides d’entretien ; la collecte des données a mobilisé 451 établissements, représentant un tiers des institutions d’enseignement supérieur en RDC ainsi que des groupes de discussion avec des acteurs clés ; l’analyse des données a permis d’identifier les tendances, les réussîtes et les défis; la validation des résultats impliquant une restitution auprès des parties prenantes pour intégrer leur retour et, enfin, la rédaction du rapport final tout en synthétisant les constats, formuler des recommandations et proposer un plan d’action pour la suite de la reforme.
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