Comme vous le savez, le lundi 08 septembre, la jeunesse népalaise, sous la bannière de la génération Z, a initié des manifestations contre leur Gouvernement accusé de népotisme, de corruption et d’avoir bloqué les réseaux sociaux.
La manifestation a été réprimée violemment avec un bilan de 19 personnes tués par les forces de l’ordre. Une situation qui a provoqué la colère des manifestants et la démission du ministre de l’intérieur, du premier ministre et d’autres officiels.
Les sièges des institutions et les résidences de certains membres du gouvernement ont été pillés et incendiés, tandis que les proches du pouvoir et quelques policiers ont été victimes du lynchage de la part des contestataires.
Jusqu’à vendredi soir, le bilan officiel s’est alourdi. Les sources policières font état des 51 décès, plusieurs évasions et un millier des blessés.
Le calme étant revenu après les couvre-feux imposés par l’armée en vue de contrôler la situation, l’heure est à la mise en place d’une nouvelle équipe gouvernementale. C’est dans cette optique que l’armée a piloté avec succès depuis mercredi des rencontres avec les leaders de la jeunesse sur les nouvelles figures qui peuvent gérer le gouvernement.
Au bout de ces pourparlers, l’ancienne cheffe de la Cour suprême, Sushila Karki, 73 ans, reconnue pour sa lutte anti-corruption, a fait l’unanimité pour assumer les charges du Premier ministre jusqu’à la tenue de la prochaine présidentielle et des législatives anticipées au 5 mars 2026.
Le Président népalais qui a nommé la nouvelle première ministre et a convoqué ces scrutins a aussi dissout le parlement.
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