Les questions politiques brûlantes de l’heure, notamment celle relative à la pétition contre le bureau Vital Kamerhe, se sont invités dans les échanges que le député national et Président intérimaire de l’UDPS/Tshisekedi a eus avec sa base électorale ce samedi, 13 septembre, à la place Échangeur.
L’honorable Augustin Kabuya Tshilumba s’étonne des interprétations diverses enregistrées après qu’il ait annoncé son intention de consulter le Président Félix-Antoine Tshisekedi avant d’émettre un avis sur la pétition lancée contre le bureau de l’assemblée nationale.
» (…) Le fait de dire que je veux recueillir les avis du Chef ne veut pas dire que je suis en train de remettre en cause mon travail de député national ou le travail de mes collègues députés nationaux. Nous devons plutôt démontrer à l’opinion publique que nous sommes bien éduqués par Félix-Antoine Tshisekedi.
Et de poursuivre : »les gens doivent comprendre une chose: le fonctionnement d’un parti de l’opposition n’est pas le même avec celui d’un parti au pouvoir.
J’ai dit que je vais me référer au chef de l’État mais le débat est allé dans tous les sens, au point que certains disent que j’expose le Chef de l’état. Ce qui n’est pas vrai ».
Pour Augustin Kabuya, l’expérience vécue avec le candidat Président du Sénat IDRISSA AFANI MANGALA constitue une belle leçon politique pour lui.
» Vous souvenez-vous du dossier du bureau du sénat ? Nous l’avions fait juste par votre pression. Nous avons amené le dossier de notre candidat jusqu’au bureau du Sénat. Est-ce que cette candidature avait abouti ? L’enfant qui est bien éduqué demande l’avis de son père avant de s’engager dans un démarche. N’oublions pas que le Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo est la première institution de notre pays. Il est le garant de bon fonctionnement des institutions.
Nous, comme députés nationaux, nous pouvons informer le Chef de l’état d’une situation donnée; ce n’est pas un pêché. Et, surtout, ne montrons pas que nous sommes des électrons libres.
J’ai appris que certains affirment qu’au cas où le bureau de l’assemblée nationale tombe, on dira que c’est le Chef de l’état qui en est la base. Ce n’est pas la vérité. Les démarches parlementaires sont indépendantes. Les députés peuvent faire leur travail selon leur bon vouloir.
J’ai vu des députés mener des revendications. Quand ils disent que nous n’avons pas des soins médicaux, que nous n’avons pas reçu des véhicules, le Président de l’assemblée avait aussi dit qu’il allait se référer au chef de l’État avant de répondre à cette question. Pourquoi avait-il dit ça ? Et si le député national Augustin Kabuya abordait dans la même logique, cela constitue-t-il un pêché ?
Ça frise l’ignorance, à mon avis. Dire que je vais demander l’avis ne veut pas dire j’irai recevoir l’instruction.
Que les gens ne nous poussent pas à faire leur volonté. C’est un grand dossier auquel je dois préalablement recevoir l’avis du Chef l’état.
Certains disent que l’UDPS est a la base de cette situation. Je rappelle que l’UDPS n’a que 76 députés nationaux. Et si je prends même nos mosaïques, le total fera 152 députés. Mais les signatures de la pétition ont atteint 235 députés nationaux. Sont-ils de l’UDPS ? Non, qu’on laisse l’UDPS tranquille. Les députés nationaux sont libres de faire ce qu’ils veulent faire. Mais en ce qui me concerne je le répète, je dois consulter le Chef de l’état. Ce que je dis ne me concerne que moi. Je ne peux pas dire aux députés de faire ma volonté.
Que cela soit bien acté: je n’ai jamais envoyé quelqu’un faire quoi que ce soit et je n’ai pas aussi interdit à quelqu’un de faire quelque chose. Fin de citation
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