Le président sortant Alassane Dramane Ouattara a remporté une victoire écrasante à l’élection présidentielle ivoirienne, selon les résultats provisoires publiés par la Commission électorale indépendante (CEI) ce lundi. Le chef de l’État, candidat du Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP), s’impose largement face à ses adversaires, consolidant ainsi sa position à la tête du pays.
D’après la CEI, Ouattara aurait recueilli plus de 80 % des suffrages exprimés, loin devant ses principaux challengers dont certains avaient déjà dénoncé des irrégularités dans le processus électoral. Ce score confirme la domination politique du RHDP, déjà majoritaire à l’Assemblée nationale et dans la plupart des collectivités locales.
Malgré une participation en baisse par rapport au précédent scrutin, notamment dans certaines régions du nord et du centre, les observateurs nationaux et internationaux présents sur le terrain saluent le déroulement globalement pacifique du vote. Le scrutin, marqué par une forte mobilisation dans les bastions du RHDP, s’est déroulé sans incidents majeurs, selon les premiers rapports de la CEI et de la société civile.
Intervenant pour la première fois après l’annonce des résultats, Alassane Ouattara a salué la “maturité démocratique” du peuple ivoirien et promis de gouverner “pour tous les Ivoiriens, sans distinction d’appartenance politique ou ethnique.” Il a également tendu la main à l’opposition, l’invitant à “s’inscrire dans un dialogue constructif pour la stabilité et le développement du pays.”
De leur côté, plusieurs candidats malheureux ont contesté les résultats, évoquant des “irrégularités et manipulations locales”. Toutefois, les missions d’observation internationales estiment que les écarts enregistrés ne remettent pas en cause la tendance globale du vote.
Tout compte fait, cette nouvelle victoire renforce le leadership d’Alassane Ouattara sur la scène politique ivoirienne et régionale. À la tête du pays depuis 2011, il s’apprête à entamer un troisième mandat marqué, selon ses promesses de campagne, par la poursuite de grands chantiers économiques, la modernisation des infrastructures et le renforcement de la cohésion nationale.
La Côte d’Ivoire aborde ainsi une nouvelle étape de son histoire politique, entre stabilité institutionnelle et défis de gouvernance, dans un contexte sous-régional encore fragile.
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