Plusieurs sujets majeurs ont été abordés lors de l’entretien accordé le dimanche 1er février 2026 par le Directeur général du SAEMAPE, Jean-Paul Kapongo Kadiobo, aux journalistes du plateau spécial « Fauteuil Blanc », présenté par Jean-Marie Kassamba.
D’entrée de jeu, le numéro un du Service d’Assistance et d’Encadrement de l’Exploitation Minière Artisanale et à Petite Échelle (SAEMAPE) a évoqué l’assainissement du secteur minier artisanal, qu’il considère comme le cœur de son action. À ce sujet, il a tenu à clarifier que l’Arrêté du ministre des Mines en date du 19 décembre 2025 n’a nullement suspendu les activités minières artisanales en République démocratique du Congo. Au contraire, ce texte vise à identifier avec précision les sources d’approvisionnement de chaque entité de traitement, afin de mettre fin à l’opacité et de renforcer la traçabilité. Une étape décisive, selon lui, pour sécuriser, crédibiliser et structurer durablement le secteur minier artisanal.
Concernant son bilan, Jean-Paul Kapongo Kadiobo a mis en avant l’opérationnalisation d’un système souverain de traçabilité, dénommé Initiative de Traçabilité de Base (ITB), dont l’efficacité a déjà été démontrée dans le secteur aurifère. Les résultats enregistrés ont suscité un intérêt international marqué, notamment du Qatar, qui a décidé d’investir en RDC à travers Primera Gold Mining, puis DRC Training Gold. Plus significatif encore, ce mécanisme a permis à l’État congolais de retracer près de huit tonnes d’or, un acquis majeur en matière de gouvernance et de souveraineté minière.
Dans le même registre, le DG du SAEMAPE a salué la dotation de deux jeeps neuves de marque Toyota Land Cruiser au SAEMAPE/Lualaba, sous la supervision de la gouverneure Fifi Masuka. Cet appui logistique stratégique est destiné à renforcer les capacités opérationnelles des équipes sur le terrain.
S’agissant des Zones d’Exploitation Artisanale (ZEA), le Directeur général a rappelé que le ministre des Mines avait déjà engagé le processus de restructuration progressive de ces zones. La phase de vulgarisation et de soumission aux coopératives légalement constituées est en cours, conformément à la réglementation minière en vigueur. À ce jour, 31 ZEA sont répertoriées dans le Haut-Katanga et 64 dans le Lualaba. Cette démarche s’inscrit pleinement dans la vision du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui a recommandé l’urgence de l’encadrement de l’exploitation artisanale afin de mettre un terme aux envahissements récurrents des concessions minières industrielles.
Cependant, l’opinion publique est appelée à retenir que la ZEA 786, créée en 2017 à Kasulo et au centre de l’actualité récente, n’était pas en conformité avec la réglementation en vigueur. Sa fermeture découle des conclusions d’une enquête menée par une commission ad hoc mise en place par le ministre des Mines, et non d’une décision arbitraire.
Concernant le récent déplacement du Chef de l’État au Kasaï Central, Jean-Paul Kapongo Kadiobo a confirmé avoir effectué une mission éclair dans la province. Celle-ci visait à sensibiliser les communautés locales afin de garantir le bon déroulement du séjour présidentiel et de décourager toute tentative d’instrumentalisation des croyances ancestrales à des fins contraires au développement. À cette occasion, des engins cyclomoteurs ont été remis aux chefs coutumiers, un geste salué par les bénéficiaires, qui ont exprimé leur gratitude envers le top manager du SAEMAPE.
En définitive, la sortie médiatique du Directeur général du SAEMAPE sur Télé 50 s’impose comme l’une de ses interventions les plus abouties, riche en clarifications, révélations et perspectives. Son franc-parler n’a visiblement pas laissé indifférents certains milieux réfractaires aux réformes engagées sous l’impulsion du Président Félix-Antoine Tshisekedi, notamment dans le cadre des engagements internationaux, dont le partenariat stratégique avec les États-Unis.
Jean-Paul Kapongo Kadiobo, une carte gagnante pour la gouvernance minière artisanale en RDC.




