RDC : « L’UDPS n’a pas de milice », Augustin Kabuya accuse l’ECiDé de disposer de sa propre « Force du progrès »

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La matinée politique organisée ce dimanche par l’UDPS/Tshisekedi a été marquée par de nouvelles déclarations du Secrétaire général du parti présidentiel, l’honorable Augustin Kabuya, sur les accusations récurrentes faisant état de l’existence d’une prétendue milice affiliée à l’UDPS.

Devant les cadres et militants de son parti, Augustin Kabuya a catégoriquement rejeté ces allégations, estimant qu’elles relèvent d’une campagne de désinformation visant à discréditer la formation politique au pouvoir et le Président de la République, Félix Tshisekedi.

Au cours de cette rencontre politique, plusieurs images ont été projetées à l’assistance. Selon les responsables de l’UDPS, ces séquences montreraient des militants de l’ECiDé en possession de machettes et d’autres armes blanches.

S’appuyant sur ces images, le Secrétaire général de l’UDPS a retourné les accusations contre certains acteurs de l’opposition, affirmant que ces derniers disposeraient de leurs propres groupes de mobilisation.

« L’UDPS n’a pas de milice. À l’opposition, nous n’avions pas de milice, alors pourquoi aujourd’hui au pouvoir créerions-nous une milice ? C’est du n’importe quoi. L’armée et la police sont au service de qui ? N’est-ce pas du pays et du Chef de l’État ? Ils ont créé leur propre Force du progrès. À Faden House, chez Martin Fayulu, il a ses Forces du progrès », a déclaré Augustin Kabuya.

Poursuivant son intervention, le Secrétaire général de l’UDPS a également dénoncé ce qu’il considère comme une tentative de manipulation de l’opinion publique. Selon lui, certaines personnes recrutées parmi les groupes Mobondo et les Kuluna seraient présentées à tort comme des membres de la Force du progrès de l’UDPS.

« Ils ont recruté des Mobondo et des Kuluna pour les qualifier de Force du progrès. Moi, je voulais qu’ils nous donnent leurs noms afin que nous puissions les identifier », a-t-il ajouté.

Pour le numéro un de l’administration de l’UDPS, les accusations portées contre son parti viseraient à détourner l’attention de l’opinion publique de certaines pratiques observées au sein de l’opposition. Il estime que les événements récents démontrent la nécessité de rétablir ce qu’il considère comme la vérité des faits face aux récits véhiculés après le sit-in organisé à Kinshasa.

Ce démenti intervient alors que plusieurs voix de l’opposition continuent d’accuser le pouvoir en place d’avoir utilisé la Force du progrès pour perturber leur manifestation. L’UDPS, de son côté, rejette fermement ces accusations et renvoie la responsabilité des violences à ses adversaires politiques.

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