Le gouverneur de la ville de Kinshasa, Daniel Bumba Lubaki, a procédé ce vendredi, 31 juillet 2026, à l’ouverture des travaux de la Commission urbaine de l’éducation de la ville-province de Kinshasa, édition 2025-2026, organisée par le ministère provincial de l’Éducation à l’école Marie Immaculée de Plaza, dans la commune de la N’Sele. Placées sous le thème « Éducation et intelligence artificielle », ces assises réunissent les acteurs du secteur éducatif afin d’évaluer l’année scolaire écoulée, préparer la rentrée 2026-2027 et de définir les orientations stratégiques du système éducatif.















À son arrivée, le Gouverneur a été accueilli par le bourgmestre de la commune de N’sele Franck Mbo Nzolameso, le Ministre provincial de l’éducation ainsi que plusieurs acteurs du secteur éducatif et a reçu les honneurs de la police.
Dans son allocution d’ouverture, l’autorité urbaine a insisté sur la nécessité de faire de l’école un véritable levier de transformation sociale. Pour lui, les établissements scolaires doivent contribuer à inculquer les valeurs citoyennes et à accompagner la politique d’assainissement engagée dans la capitale.
« L’école doit répondre aux besoins de la société. Nous avons insisté pour qu’il y ait plus de citoyenneté et que nos enfants aujourd’hui soient inculqués de valeurs citoyennes, surtout de s’approprier les questions d’assainissement de leur environnement. Nous voulons une école qui répond à ce grand besoin de la société. Nous pensons que l’école reste une opportunité, une alternative importante pour permettre à ce que les mentalités changent. Les vraies valeurs s’inculquent au plus bas âge », a déclaré le gouverneur.
Poursuivant son intervention, le numéro un de la ville de Kinshasa Daniel Bumba a estimé que la véritable transformation de Kinshasa passe d’abord par la formation de la jeunesse.
« Nous voulons que notre jeunesse s’approprie cette question parce que nous estimons que le civisme pose énormément de problèmes. Nous pensons que ce n’est qu’à l’école que l’on peut apporter cette solution. Le meilleur investissement qu’une nation peut faire, c’est dans son école. Kinshasa a besoin de ces valeurs-là pour sa vraie transformation et nous estimons que, quand l’école jouera son rôle tel qu’il se doit, la société sera résolument tournée vers l’avenir et la prospérité », a-t-il ajouté.
Prenant ensuite la parole, le ministre provincial de l’Éducation, Thierry Tshitenga Kabuya, a rappelé que ces assises constituent un moment décisif pour renforcer la gouvernance éducative de la capitale.
« Aucune nation ne peut prétendre bâtir une économie prospère, consolider son unité ou garantir sa souveraineté sans une école forte, moderne et performante. La véritable richesse d’une nation ne réside ni dans ses ressources naturelles ni dans ses infrastructures, mais avant tout dans la qualité de son capital humain. Or, ce capital humain se construit à l’école », a affirmé le ministre.
Revenant sur les échanges préparatoires avec le gouverneur, Thierry Tshitenga Kabuya a salué la vision de Daniel Bumba en faveur de l’éducation.
« Le gouverneur n’a cessé de marteler que tout ce que nous bâtissons sans l’école ne sera que néant. Les présentes assises ne constituent donc pas une simple rencontre administrative. Elles représentent un véritable rendez-vous de responsabilités, de redevabilité et de perspectives. Nous sommes ici pour discuter de l’avenir de nos enfants et bâtir notre nation », a-t-il souligné.
Abordant le thème de cette édition, le ministre a plaidé pour une adaptation du système éducatif aux mutations technologiques.
« L’intégration progressive des technologies numériques et de l’intelligence artificielle dans les apprentissages n’est pas un luxe. Elle constitue désormais une exigence stratégique pour préparer les générations futures aux métiers de demain. Notre ambition est de construire progressivement une école congolaise intelligente, connectée, innovante et compétitive », a-t-il expliqué.
Le ministre a enfin insisté sur la promotion de la citoyenneté écologique dans les écoles de Kinshasa.
« L’école doit également former des citoyens responsables, disciplinés, respectueux des institutions et profondément attachés à la protection de leur environnement. La création des brigades scolaires d’assainissement s’inscrit dans cette ambition de faire de chaque établissement le premier creuset de la culture, de la salubrité, de la responsabilité collective et du développement durable », a conclu Thierry Tshitenga Kabuya.
Les travaux de la Commission urbaine de l’éducation se poursuivront avec plusieurs ateliers consacrés notamment à la gouvernance scolaire, à la préparation de la rentrée 2026-2027, à la digitalisation du système éducatif et à l’intégration de l’intelligence artificielle dans les enseignements.
TL/ LIBERTÉ PLUS