LIBERTÉ PLUS vous reprend ci-dessous l’intégralité de sa publication sur Facebook :
Page d’opinions libres de Me Jean Claude KATENDE
« J’en appelle au Président TSHISEKEDI lui-même…»
La situation de violation de la liberté d’expression a atteint des proportions inacceptables au Kongo Central. Monsieur ATOU- MATUBUANA a instauré un système de répression de toute voix dissidente qui n’est pas acceptable dans un État de droit ou dans un État qui lutte pour devenir un Etat de droit.
Toute personne qui critique sa gouvernance de la province est contrainte à se taire ou à fuir la province du Kongo Central pour venir se cacher à Kinshasa.
À ce propos, Monsieur ATOU MATUBUANA instrumentalise la justice qui ouvre des actions judiciaires fantaisistes pour faire taire les dissidents ou alors il met leur trousse ses conseils, particulièrement ceux qui sont en charge respectivement de la communication et de lapolitique qui sont ses véritables propagandistes. Ils sont spécialistes en harcèlement. Ils vousa ppellent au téléphone pour vous intimider ou vous écrivent régulièrement via les réseaux sociaux (WhatsApp) pour vous contraindre à vous aligner sur la vision de Monsieur ATOUMATUBUANA. Moi-même, j’en ai déjà été victime. Cette attitude de Monsieur ATOU MATUBUANA et de ses deux conseillers est non seulement inacceptable, mais aussi condamnable. Depuis plusieurs mois, deux femmes journalistes (Roukiya et Samantha), deux acteurs de la société civile (Rachidi et Guylain KIANGEBENI) deux acteurs politiques (Eric NGOMA et Christand MAVUNGU) ont été contraints de fuir la province du Kongo Central pour venir se cacher à Kinshasa. Leur crime est d’avoir émis des avis négatifs sur la gouvernance de la province du Kongo Central. Ils sont accusés d’avoir commis plusieurs infractions dont l’offense au chef de l’Etat qui se trouve être le Président Félix TSHISEKEDI. Ce qui est un véritable montage. Ils ont abandonné leur travail et familles pour venir se cacher à Kinshasa où ils n’ont aucune source de revenu. Les femmes journalistes ont abandonné leurs enfants mineurs à Matadi entre les mains d’autres personnes.
Dans le cadre du dialogue que les chefs coutumiers devraient organiser au Kongo Central, et lors d’une conférence de presse focalisée sur la situation de ces personnes en fuite à Kinshasa, le Conseiller en communication de Monsieur ATOU MATUBUANA avait promis pour leu rassurer participation au dialogue qu’il allait entreprendre des démarches pour obtenir l’abandon des charges retenues contre eux par la justice. Depuis lors, rien n’a jamais été fait. Certaines autorités nationales et de la province du Kongo Central ont été saisi de ce cas de persécution des journalistes, des acteurs de la société civile et acteurs politiques, mais la situation n’est toujours pas réglée et les gens continuent à souffrir.
Étant donné que c’est le nom du Président TSHISEKEDI qui est utilisé, en disant qu’ils ont offensé le chef de l’Etat, je prie au Président de la république d’interpeller Monsieur ATOU MATUBUANA pour qu’il mette fin à cette persécution des congolais qui ne partage pas sa façon de gérer la province. L’Etat de droit implique aussi la liberté de pensée et d’expression dans le respect de la Constitution et des lois de la République.

Instaurer la politique de chasse à l’homme dans le Kongo Central, en contradiction avec l’Etat de droit prôné au niveau national, est illégal et immoral. Au lieu de s’occuper de ces paisibles citoyens, la justice devrait s’occuper de Monsieur ATOU MATUBUANA pour son intolérance politique qui a conduit à la violation des droitsfondamentaux de ces compatriotes.Trop, c’est trop.
Kinshasa, le 25 janvier 2021Me Jean Claude KATENDE (WhatsApp$: 00243 811729908)Le Gardien du Temple.
RDC: «La situation de violation de la liberté d’expression a atteint des proportions inacceptables au Kongo Central» ( Me Jean-Claude Katende dans une publication)
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