Bellarmin Kimbulu : «Si la cenco à un candidat président de la republique comme d’aucun l’affirme, elle doit attendre 2023 pour le soumettre au suffrage universel» ( Interview exclusive)

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Question: L’actualité dans notre pays est dominée par la formation imminente du gouvernement de l’Union Sacrée de la République. Mais déjà, certaines langues émettent des doutes quant à son efficacité n’ayant pas un socle ou une idéologie commune de base pour canaliser l’action du gouvernement. À votre avis, quel mécanisme mettre en place pour harmoniser les points de vue des uns et des autres, susceptible d’enrayer toute forme de paternalisme observé dans le gouvernement Ilunkamba ?
Réponse : Dire qu’il n’y a pas de socle c’est faux. Car, le président de la République avait été clair dans son approche relative l’Union sacrée. Tout le monde travaillera selon la vision édictée par le Chef de l’Etat donc: le peuple d’abord.
Question : La Cenco vient de lancer un ballon d’essai à travers sa déclaration solennelle sollicitant au pouvoir d’organiser les élections en 2023. Que cache, selon vous, cette initiative en ce moment précis ?
Réponse : La Cenco exerce par là une fuite en avant et essaye de détourner l’attention du peuple, dès lors qu’elle n’exprime le moindre souci à appliquer les recommandations du Chef de l’État en matière de la gratuite de l’enseignement de base.
La cenco doit commencer par faire respecter la gratuité de l’enseignement si elle est du côté du peuple qu’elle prétend défendre, car c’est d’abord une exigence constitutionnelle. Tandis que si la cenco à un candidat président de la republique comme d’aucun l’affirme, elle doit attendre 2023 pour le soumettre au suffrage universel.
Question : La sécurité dans notre pays, principalement à l’Est de la République, a posé énormément des problèmes aux précédents gouvernements qui, jusqu’alors, n’ont pas su l’éradiquer. Le gouvernement Sama aura-il les moyens de sa politique pour y faire face ?
Réponse : À cet égard, il est essentiel au gouvernement de procéder à la remise à niveau de nos militaires par la formation continue et insister sur la discipline militaire qui est la mère des armées. Cela aura un impact positif sur le rôle de sécurisation et d’éradication de la rébellion à l’Est et d’autres poches de résistance observée dans le coin.
Question : L’économie de notre pays est extravertie à plus de 50℅ et dépend essentiellement des mines que nous ne contrôlons même pas à cause, principalement, de la charge importante de ses capitaux que nous n’avons pas. Malheureusement, le peu des devises engendrées dans ce secteur sont aussitôt reversées dans l’acquisition des vivres, produits manufacturés et de biens essentiels à la survie de la nation. Comment, selon vous, mettre un mettre un terme à ce cycle qui maintient notre pays dans la pauvreté et le sous-developpement ?
Réponse : L’une des solutions consiste à mettre l’homme au centre de tout développement, en nous appuyant sur l’agriculture parce qu’à ce jour la RDC n’exploite que 5 % de ses terres arables. Il y a lieu d’investir considérablement dans la construction et la restauration des routes de desserte agricole pour faciliter l’évacuation des produits agricoles vers des centres de consommation.
Question : Le transport, le chômage ainsi que le banditisme urbain ne trouvent pas encore des solutions dans notre pays. Avez-vous une idée sur ce qui doit être fait pour endiguer ces fléaux ?
Réponse : Si nous allons par le bas, c’est à dire par le banditisme urbain, il y a lieu qu’on commence à rapprocher le pouvoir à la base, en intensifiant la conscientisation des chefs de rue qui doivent être mis à profit pour dénoncer toutes les personnes suspectes dans leurs rues; cela mettra fin aux mouvements suspects des bandits qui changent d’adresse à chaque instant sans être inquiétés. Le processus d’identification des nationaux et le recensement de la population doivent constituer des priorités du gouvernement. Cela va permettre de savoir qui est qui et qui fait quoi. De 3, il est indispensable que de nouveaux itinéraires soient créés pour plus d’ouverture dans la capitale, la production d’autres artères à des coins d’accès unique tel la Tshangu avec le boulevard lumumba, par exemple. Les exemples sont légion et il est possible de venir à bout de ce problème de transport. Et, cela ne doit pas attendre, c’est aussi une priorité.

Membre de l’UDPS, Bellarmin Kimbulu Lubemba est Conseiller financier du Cabinet du ministre sortant de la Santé.
Il revient d’une visite de travail dans la province de haut Lomami, précisément à Kamina où il a notamment rencontré le Président fédéral de l’UDPS de cette contrée, Mr. Philippe Mokonzi Nzuka.
Propos recueillis par LIBERTÉ PLUS, Mars 2021

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