Coup d’état manqué contre Fatshi : Franck Mbo rappelle que la première victime après un putsch, c’est la Constitution

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L’information sur un putsch manqué contre Félix Tshisekedi et étouffé dans l’oeuf demeure certes une question délicate. Cependant, nul ne peut demeurer indifférent face à une dérive dictatoriale susceptible de paralyser le système démocratique acquis difficilement après les accords de Sun City à Pretoria en 2003.

Franck Mbo Nzolameso, leader Teke umbu au sein de l’UDPS, s’interroge sur l’opportunité d’une telle entreprise machiavélique en pleine exercice de la démocratie en République démocratique du Congo

« Avec trois cycles électoraux depuis 2006, nous avons tant souffert, dit-il, pour reconstituer notre jeune démocratie. Mais alors qui, alors qui vraiment, a osé mettre en branle une telle conspiration visant le renversement des institutions ?», s’est-il interrogé ce matin dans un entretien téléphonique à liberteplus.net.

En attendant d’en savoir davantage sur cette situation, poursuit ce jeune leader, je rappelle à l’opinion publique, surtout ceux qui semblent soutenir cette initiative diabolique, que la première victime après un coup d’état, c’est la Constitution.

Car, les putschistes qui arrivent suspendent tout d’abord la constitution du pays et commencent à régner en maîtres, en imposant au peuple leur diktat, renchérit Franck Mbo. Il appelle également à des profondes enquêtes pour faire la lumière sur cette grave affaire et l’appliquer la loi contre ces pêcheurs en eau trouble.

Pour ceux qui émettent des critiques contre le Chef de l’État pour avoir gardé la même équipe de sécurité qu’avait utilisé son prédécesseur, Franck Mbo répond : « les services de sécurité sont apolitiques. Dans les pays occidentaux, en France par exemple, je n’ai jamais vu les militaires français réfléchir comment déboulonner Macron de son fauteuil. Tous attendent les élections pour sanctionner positivement ou négativement un dirigeant. L’UDPS n’est nullement une branche armée pour qu’elle amène des militaires lorsqu’elle accède au pouvoir. Mais, soyez-en sûrs que les responsabilités seront établies. On comprend seulement que le système Kabiliste n’avait pas réussi à inculquer les notions de droit constitutionnel à nos services de sécurité s’étant comporté comme sa machine personnelle». Fin de citation.

Par ailleurs, des sources dignes de foi annoncent l’arrestation du conseiller spécial du Chef de l’État en matière de Sécurité, monsieur François Beya ainsi que plusieurs généraux impliqués dans cette sale besogne visant à renverser les institutions légalement établies.

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