RDC: Lors de son séjour à Kisangani, le SG Augustin Kabuya a compati avec les victimes de la guerre de six jours et s’engage à les accompagner pour obtenir réparation

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Pour le Secrétaire Général de l’UDPS, il n’y a aucun mouvement plus fort que l’association des victimes de la guerre de six jours. Car, soutient-il, il est le résultat du sang versé par des populations innocentes. Les gens ont perdu leur vie, ils ont été traumatisés…, a-t-il affirmé lors d’un entretien avec ces victimes le mercredi, 19 Octobre à l’hôtel Riviera Beach.

« Lors du dépôt de la gerbe des fleurs hier mardi au mémorial des victimes de six jours, a-t-il fait observer, j’ai vu des fosses communes sur lesquelles surplombent des croix pêle-mêle. J’ai été très touché par les conséquences de ces atrocités. Tôt ou tard, ceux qui ont causé la mort de nos frères ici payeront cher.».

Pour le SG Augustin Kabuya, à la place de se leurrer ou de se lancer dans la mendicité, les victimes devaient en premier lieu bannir toutes les divergences et incompréhensions qui les divisent afin d’unir leurs forces et réclamer réparation pour les dégâts causés lors des affrontements des troupes militaires étrangères sur notre sol.

« Ceux qui vous ont fait du mal sont encore en vie. Ils chercheront à tout prix à vous opposer pour que vous soyez divisés. Il est temps de vous mettre ensemble pour réclamer réparation. Si vous êtes unis, je vais personnellement vous accompagner jusqu’à atteindre vos objectifs», a déclaré le SG Augustin Kabuya.

Pour la petite histoire, la guerre de six jours est une succession d’affrontements meurtriers ayant opposé l’armée ougandaise et rwandaise à Kisangani du lundi 5 au 10 juin 2000 sur le sol de la République démocratique du Congo durant la deuxième guerre du Congo.

Au cours de ces événements macabres, plus de 1.000 milles personnes ont péri tandis qu’environ 3.000 ont été grièvement blessées.

Ayant duré du 05 au 10 juin, cet évènement a été baptisé « guerre des six Jours », une similitude à la guerre des Six Jours ayant opposé Israël a la Ligue arabe en 1967.

La ville de Kisangani a été successivement le théâtre des affrontements entre les troupes rwandaises et ougandaises en août 1999 et le 5 mai 2000. Tandis que celui de juin 2000 fut plus meurtrier et a sérieusement sinistré une grande partie de la ville de Kisangani avec près de 7 à 10.000 obus tirés de part et d’autre des assaillants.

Venues principalement contrôler les richesses minières de la région, l’Armée patriotique rwandaise (APR) et l’Uganda People’s Defence Force (UPDF) ont endommagé un grand nombre de bâtiments (habitations, résidences, hôpitaux, espaces publics, commerces et lieux de culte) dont la centrale hydro-électrique de la Tshopo, l’Institut Lisanga et la cathédrale Notre-Dame.

Les séquelles de cette tragédie sont encore visibles tandis les victimes se comptent par milliers au nombre desquelles des personnes mutilées, des orphelins et des femmes violées ayant assistées à la mort de leurs maris et aux enlèvement de leurs enfants.

Il y a lieu de noter que l’Ouganda ploie sous la condamnation de la cour internationale de justice l’ayant sommé de 20 milliards de dollars à titre de dommage et intérêts à la République démocratique du Congo pour les dommages subis à cette occasion.

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