Dans un entretien qu’il a eu avec votre média en ligne, Liberté Plus, Monsieur Philippe Mbuyi Mulume est d’avis que la modification de statuts de l’UDPS est impérieux compte tenu de l’environnement dans lequel évolue le Parti présidentiel. Car, estime-t-il, les statuts doivent s’adapter à l’environnement politique et aux circonstances et ne doivent pas être figés. Suivez plutôt sa déclaration ci-dessous :
Liberté Plus : Bonjour Monsieur le Conseiller Philippe.
Conseiller Philippe: Bonjour monsieur le journaliste.
L.B.: C’est pour la première fois que Liberté Plus se rapproche de vous. Quelles sont vos impressions d’abord ?
C.P.M.M.: Mes impressions sont bonnes. Je suis particulièrement ravi d’être interviewé par un journaliste de qualité.
L.B.: Merci. Comme c’est la première fois, pouvez-vous décliner votre identité pour nos lecteurs. Qu’est ce qu’ils peuvent retenir de vous?
C.P.M.M.: je réponds au nom de Philippe Mbuyi MULUME, cadre du parti UDPS et je suis conseiller d’un ministre.
L B.: Avant d’aborder l’actualité au sein de votre parti, parlons d’abord de l’actualité au niveau du pays où finalement les nations unies, par l’initiative de la France, ont levé la mesure ayant trait à la notification sur l’acquisition d’armement pour la Rdc. Quel est votre avis par rapport à cette question ?
C.P.M.M.: C’est vraiment une joie pour nous parce que cette décision est favorable à la République Démocratique du Congo. Observez maintenant que même des petits pays qui ne représentent pas grand chose en terme de dimension par rapport à notre pays parviennent à nous agresser sous le regard complice du monde entier. Mais je crois qu’avec un armement obtenu par rapport à nos besoins, nous pourrons faire face à toute agression et assurer nous mêmes la sécurité de nos frontières sans recourir à une force étrangère, Monusco soit elle.
L.B.: Cette mesure de restriction date de longtemps, et c’est grâce à FATSHI que nous avons obtenu son démantèlement. Pouvons-nous classer cette avancée dans les actifs du Président de la République ?
C.P.M.M.: A vrai dire, il faut reconnaître qu’il y a eu des intrus dans la gestion des affaires de l’État dans notre pays. C’est pourquoi cette histoire perdurait. Mais, depuis que nous avons eu un Président de père et de mère, un nationaliste, c’est ainsi que vous avez vu ce changement s’opérer et nous remercions le bon Dieu parce que tout va au mieux que par sa volonté.
L.B.: Alors, parlons maintenant de votre parti, l’UDPS. Le secrétaire général Augustin KABUYA est entrain de piloter des consultations en marge de la convocation de la session extraordinaire de la convention démocratique du parti. Qu’est ce qu’on peut attendre de ces consultations qui s’affichent avant la convocation proprement dit du congrès du parti ?
C.P.M.M.: Merci. Une chose est vrai que quand on convoque le congrès, c’est pour prendre des nouvelles initiatives. Et, la mutation du statut est une nécessité en ce moment où l’UDPS est au pouvoir, car, à l’époque de son élaboration, nous portions l’étiquette d’opposants. Et, ce carcan d’opposants nous a suivi jusqu’aujourd’hui où nous sommes au pouvoir. C’est très important pour qu’on puisse le changer carrément conformément à notre statut actuel de Parti au pouvoir.
L.B.: Malgré les prouesses du Secrétaire Général Augustin KABUYA, particulièrement dans le domaine de la redynamisation du parti ainsi que des actions concrètes notamment les nominations dans des entreprises publiques et dans la territoriale, un tableau plutôt positif, mais Augustin KABUYA fait Continuellement face à beaucoup d’oppositions au sein même du parti. Quelle est votre lecture par rapport à cette situation assez contradictoire ?
C.P.M.M.: L’adversité n’est pas du tout exclu dans la vie, particulièrement en politique. Vous connaissez parfaitement que notre secrétaire général Augustin KABUYA, que moi personnellement je soutiens, est un homme fort. C’est un gestionnaire aguerri. Il a géré le parti et tout le monde a vu les résultats. Bien sûr qu’il y a des gens qui apprécient vous êtes entrain de faire et, en même temps, cela crée des jaloux. Et, cette jalousie provoque la contestation contre le Secrétaire Général Augustin KABUYA. En ce moment, je ne vois pas un secrétaire général d’un parti qui est comparable à notre secrétaire général Augustin KABUYA. C’est vraiment un homme dynamique, un homme juste qui n’a pas des sentiments ou de parti pris, et un homme qui vit d’abord à l’unisson. C’est d’ailleurs conforme aux initiales de notre parti dont la première lettre est union. Le secrétaire général Augustin KABUYA est là pour protéger cette union jusqu’à la fin. Celui qui veut le contester n’a qu’à quitter le Parti, il est libre. Parce que moi comme la majorité des membres ne voyons pas le mal que fait le secrétaire général Augustin KABUYA; il n’est pas tribal, il a donné les noms de tout le monde et de toutes les tribus qu’on a nommés sans distinction. Alors, nous apprécions ses actions et nous sommes derrière lui et nous le soutenons jusqu’au bout.
L.B.: Nous avons presque fini, avez-vous quelque chose à ajouter par rapport à cette interview ?
C.P.M.M.: Oui, ce que je peux ajouter, je tiens d’abord à vous remercier parce vous avez songé quand même à me voir.
L.B.: Je crois que vous êtes au courant que ce vendredi, 30 décembre, nous célébrons les 12 ans d’existence de Liberté Plus ?
C.P.M.M.: En tout cas à notre niveau, nous pouvons seulement comme on a toujours dit en Lingala ( to tombeli bino ba succès EBELE) parce que liberté plus c’est vraiment notre affaire.
Propos recueillis par Hervé Mulumba,
Liberté Plus, déc. 2022