RDC: L’inspection Générale des Finances (IGF), symbole de la rigueur dans un état de droit (Tribune de Hervé Mulumba)

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Depuis belle lurette, le terme rigueur a eu en RDC une connotation assez subtile, particulièrement dans la gestion des finances publiques. Plutôt que de servir à endiguer le détournement et autres antivaleurs rattachées au coulage multiforme des recettes de l’État, le pouvoir s’en est servi pour contenir le véritable développement de la nation au profit de quelques individus véreux.

Malgré l’avènement de L’AFDL, la prédation n’a pas subi un revers tel qu’on l’attendait. Elle devint même le maître mot ayant guidé l’ensemble des acteurs politiques de l’époque, obsédés par le goût du lucre, le désir croissant de se faire plus d’argent. Luzolo Bambi, ancien conseiller de Joseph Kabila n’avait cessé de décrier la megestion ayant élu domicile dans le fonctionnement des institutions étatiques, faisant perdre au pays plus de 15 milliards de $ US l’an.

L’élection de Félix Tshisekedi va bouger les lignes. Timidement au départ avec la coalition cash (Tshisekedi) – fcc (Joseph Kabila), où Ilunga Ilunkamba, premier ministre de ce gouvernement, semblait maintenir volontairement le statu quo.

Visiblement déboussolé, Félix Tshisekedi va solliciter un sursaut d’orgueil auprès des politiques, les députés et les sénateurs, pour composer avec lui dans l’Union Sacrée de la nation. L’État de droit va dès lors commencer à porter ses fruits, au bout de 2 ans d’une gestion tumultueuse de l’État, en général, et des finances publiques, en particulier.

En tant que personne morale, l’État tout court ou l’État de droit, tel que voulu par le chef de l’État, cet état, dis-je, a des exigences pour survivre aux agressions de toutes sortes dont elle fait face à l’interne comme à l’externe. En réalité, l’État de droit ne concerne pas uniquement les citoyens, la liberté d’expression ou une distribution équitable de la justice, etc, mais il vaut aussi pour l’État lui même, dans la gestion de ses finances notamment.

Pour ce faire, il dispose des instruments juridico-financiers qui l’aident à maîtriser les rouages financiers. Il s’agit de la cour des comptes agissant entre la présidence et l’autorité de l’assemblée nationale, tandis que l’Inspection Générale des Finances, IGF en sigle, fonctionne sous l’égide de la présidence de la république.

Sous utilisée au régime précédent, la résurgence de l’IGF a redonné espoir au peuple congolais sur la traçabilité des fonds décaissés aux finances publiques et, dans une large mesure, concourt à leur promotion.

L’incidence de cette institution des finances publique dans l’amélioration du pactole budgétaire en l’espace de 2 ans, après la chute du gouvernement Ilunkamba, soit de 4,5 à 16 milliards de budget national n’est pas des moindres. Aujourd’hui plus qu’hier, tout gestionnaire des fonds publics réfléchit à deux fois sur l’orientation à donner aux ressources de l’État, surtout quand il se reproche de quelque chose.

Et quoiqu’il ne soit présent partout en même temps, n’étant ni Dieu et moins encore un superman, l’ombre de Jules Alingete plane un peu partout où des magouilles sont prêtes à se commettre. On va dire que  »Alingete » est l’émanation de la conscience retrouvée au sein des entreprises et services étatiques dont le second objet était devenue la magouille avec « M » majuscule.

Qui dit mieux.

Liberté Plus

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