C’est une révélation faite par Herman Iyeleza Kebe Kenza, Inspecteur de l’Inspection Genetale des Finances qui, au cours d’une émission autour de la lutte contre la corruption, a vivement vanté les prouesses de l’IGF à travers le service de digitalisation IRIS-REGI introduit depuis l’arrivée de l’inspecteur général et Chef de service Jules ALINGETE KEY il y a 3 ans.
Cette communication, il l’a faite au cours de l’émission spéciale Grand Débat » organisée par la radio Top Congo à l’occasion de la célébration de 20 ans d’existence de cette chaîne de radio, sous le thème de » Lutte contre la corruption, rêve ou réalité. Parmi les points traités figurait aussi celui portant sur : Quelles sont les retombées des efforts annoncés ».
» En tant que bras séculier de la vision du Chef de l’Etat, Félix-Antoine TSHISEKEDI en matière de la lutte contre la corruption en RDC, l’Inspection Générale de Finance (IGF) multiplie les stratégies dans le cadre de l’éradication de ce fleau, explique cet inspecteur.
C’est dans cette optique qu’elle a mis sur pied le système de digitalisation IGIS-REGI qui a emmené la transparence de contrôle des dépenses dans le compte du trésor public.
» On fait beaucoup d’efforts en matière de digitalisation. Le Gouvernement actuel vient de lancer une application IRIS-REGI qui a vocation de servir de plateforme pour la déclaration et l’obtention de tout ce qui est acte administratif concernant les personnes physiques ou morales. La douane est aujourd’hui globalement dématérialisée. On peut suivre un conteneur depuis son point d’entrée jusqu’à son point de dépôtage, grâce aux dispositifs électroniques qui sont mises en place, fait-il savoir.
L’apport de la digitalisation est justement d’emmener la transparence, car, en réalité, la corruption se passe dans l’opacité et dans la discrétion. Et à chaque fois qu’on emmène de la transparence, on fait en sorte que les choses se passent au vue de tous et on réduit le taux de la corruption », a fait savoir Herman Iyeleza.
Grâce à cette outil, l’IGF a réussi à étouffer plusieurs tentatives des cas de corruption dans les entreprises publiques, a-t-il souligné, notamment en ce qui concerne les dépenses en urgence.
» Les dépenses en urgence sont une exception dans ce qu’on appelle la procédure normale. En tant qu’exception, c’est quelque chose qui n’a pas la vocation d’avoir une part prépondérante dans l’exécution de la dépense. L’IGF reçoit l’info en ce qui concerne les dépenses en urgence, dès que la dépense est exécutée. Si nous observons qu’elle n’est pas justifiée ou soutenue par des pièces justificatives suffisantes, nous pouvons mettre en place un dispositif pour suivre l’exécution de cette dépense », a-t-il annoncé.
La patrouille financière instaurée par l’Inspection Générale des Finances (IGF) fait ses preuves et porte des fruits dans la lutte contre la corruption et le détournement des deniers publics, en assurant surtout l’assainissement du secteur financier.
Avec sa patrouille financière, l’IGF ne laisse aucune possibilité aux gestionnaires publics d’utiliser l’argent de l’État comme ils entendent, a-t-il renchéri.
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