Initialement prévue au Stade des Martyrs, la cérémonie officielle de clôture des jeux de la Francophonie aura finalement lieu ce dimanche, 06 août, au chapiteau du palais du peuple. Ce changement, intervenu à quelques heures de la fin de ces jeux risque de perturber le bon déroulement des activités culturelles prévues à cet effet.
Il vous souviendra qu’un contrat venait d’être signé entre le comité d’organisation de ces jeux et la star de la rumba congolaise, Ferré Gola, pour que ce dernier puisse prester à la clôture précédemment fixée au Stade des martyrs.
Dans la perspective de la délocalisation de cette prestation au palais du peuple telle que décidée par les organisateurs, deux cas de figure sont possibles. Soit, une révision des termes du contrat avec Ferré à l’initiative du comité d’organisation ou plutôt un refus catégorique de cet artiste d’acceder à la demande de ce comité, tant et si bien qu’il est notoire que l’esplanade du palais du peuple ne peut contenir autant de personnes que le Stade des martyrs que Ferré Gola a su remplir lors de son dernier concert le 24 juin dernier.

Dans la foulée, selon un communiqué publié par le cercle de Fally Ipupa, l’autre étoile de la musique congolaise, » l’aigle « ne saura pas jouer à l’esplanade du palais du peuple compte tenu du chambardement intervenu dans le programme de la clôture des jeux de la Francophonie.
Pour les observateurs avisés de la musique congolaise, ce refus de Fally n’est pas moins qu’une fuite en avant, jugeant moins propice l’esplanade du palais du peuple par rapport au Stade des martyrs où son concurrent du moment, Ferré Gola, va se produire à la même date, ayant demandé à ses fans de démontrer qu’ils sont plus nombreux que les autres, faisant ainsi allusion à son challenger de tous les temps Fally Ipupa.
Dès lors, la grande messe de la Francophonie risque-t-elle d’être sacrifiée sur le plateau de la lutte intestine de l’une et l’autre star en quête de grandeur interminable ? À notre avis, la hauteur de l’événement ne mérite pas du tout une fin aussi ambigüe. Il revient donc aux organisateurs de se dépasser et d’activer des mécanismes aussi simples pour amadouer les 2 protagonistes à mettre un peu d’eau dans leur vin. Il va de soi qu’ils s’engagent à réévaluer, s’il le faut, les termes de contrat de l’un et l’autre stars afin de terminer en beauté cette grande fête de l’année 2023. Car, les kinois ont savouré à sa juste valeur ces jeux de la Francophonie qui ont émerveillé la plupart des congolais qui n’avaient jamais assisté un évènement aussi grandiose de la taille de ces jeux. Ainsi, il n’y aura pas péril en la demeure.
Qui dit mieux ?
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