Créée en 1987 par le maréchal Mobutu Sese Seko, l’Inspection Générale des Finances ne s’est jamais autant exprimée jusqu’à l’arrivée de Félix Tshisekedi au pouvoir en 2019. Même au passage éphémère de Laurent Désiré Kabila, personne n’a eu écho de ce géant des finances publiques. Et, pendant les 18 ans de Kabila junior, l’IGF a oeuvré en sourdine, de sorte que les congolais ont cru en une invention du Président Félix Tshisekedi pour traquer les fossoyeurs de l’économie congolaise. Que nénie ! Car, voilà qu’elle célèbre ses 36 ans aujourd’hui.
Ayant autant des points à son actif, l’IGF ne dort pas sur ses lauriers. À l’occasion de ses 36 ans d’existence, l’inspection générale des finances (IGF), par son Chef d’orchestre, le chef de service Jules Alingete Key et son Adjoint Victor Batubenga ainsi que les responsables des brigades se sont prêtés aux diverses préoccupations d’un parterre des journalistes venus des divers horizons pour en savoir davantage sur les réalisations et les perspectives d’avenir de cette institution aux multiples facettes.

De prime abord, le number one de l’IGF a mis en exergue les attributions dévolues à cette institution avant d’en étaler les performances accumulées depuis l’arrivée de Félix Tshisekedi aux affaires, particulièrement après la nomination de son équipe.
Après s’être étendu sur l’actualité faisant état de la gestion des finances publiques, l’inspecteur chef de service Jules Alingete Key s’est appesanti sur le dossier de la faillite de Congo Airways, cette entreprise étatique qui a arrêté ses vols faute d’aéronefs susceptibles de poursuivre le transport des passagers, particulièrement ceux à destination de l’intérieur du pays.
Esquissant la situation de cette compagnie d’aviation, le numéro 1 de l’IGF l’a considérée comme un avorton qui ne pouvait pas faire long feu dès lors qu’elle n’avait pas connu un bon départ. Initiée par des personnes sans foi ni loi et animées par un esprit obscur de destruction, Congo Airways était d’emblée vouée à la disparition.
Selon l’analyse effectuée par la direction de l’IGF, la compagnie nationale Congo Airways a besoin d’au-moins deux aéronefs en location pour reprendre ses activités. Son directeur général, Marc Ekila Likombio l’a annoncé mercredi, 13 septembre 2023, au Premier ministre Sama Lukonde.
Face à cet état des choses, Jules Alingete n’a pas caché son inquiétude pour la population congolaise abandonnée à son triste sort et ne sachant à quel saint se vouer, particulièrement dans un pays aussi vaste que le notre où le moyen de transport le plus sur pour couvrir ses extrémités demeure l’avion.
« Suite à cette situation inquiétante, la population congolaise commence à traverser dans un autre pays juste pour aller dans une province; c’est vraiment une honte pour la nation, a martelé le chef de service de l’IGF, monsieur Jules Alingete. Le gouvernement devra trouver une solution le plus vite possible : mettre à disposition 32 000 000 $, voire 100 000 000 $, car c’est une entreprise qui fait la fierté de notre pays », a déclaré en substance monsieur Jules Alingete.
La mise en berne des activités de Congo Airways a des conséquences désastreuses sur le transport aérien dans notre et va affecter négativement bon nombre d’activités commerciales et d’échanges dans notre pays.
Qu’on se le dise !
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