Sans ménagement, la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) a réagi aux dernières déclarations faites par le cardinal Fridolin Ambongo, exprimant ses doutes sur l’organisation des élections générales le 20 décembre prochain en République démocratique du Congo.
La centrale électorale a, dans un communiqué de presse, publié le 28 novembre 2023 fait savoir que les déclarations du Cardinal Fridolin Ambongo
sont « inopportunes, incendiaires et non constructives » et ont été faits dans le but de « semer la division et la confusion » afin de « préparer le lit à la contestation ».
La CENI voit en ces déclarations un procès d’intention qui est de nature à « démobiliser toutes les parties prenantes engagées dans le processus électoral » qui amorce, pourtant, son dernier virage, mais aussi de « saboter tous ses efforts entrepris pour tenir les échéances électorales » dans les délais constitutionnels et semer la division et la confusion.
Dans sa note, cette institution d’appui à la démocratie réaffirme sa détermination d’étre résolument engagée à organiser des élections crédibles, inclusives, apaisées et transparentes, conformément aux lois du pays, et cela, malgré les innombrables écueils.
« À moins d’un mois de la date du 20 décembre 2023 prévue pour les scrutins combinés tant au niveau national, provincial que local, le calendrier électoral publié en novembre 2022 est scrupuleusement respecté par la Centrale Electorale », peut-on lire dans le communiqué de presse.
Au moment où le président de la CENI Denis Kadima multiplie les appels à l’endroit des parties prenantes à cultiver les messages allant dans le sens d’apaisement et de concorde nationale pour des élections apaisées, le Cardinal Fridolin Ambongo Besungu veut quant à lui préparer les jeunes catholiques à la révolte et la contestation, déplorent bon nombre d’observateurs avertis.
Murphy Fika/Liberté PLUS