Campagne électorale :  » Tshisekedi n’a pas besoin de battre campagne à Tshikapa, parce que son nom et ses oeuvres le font déjà « . (Dixit : Dieudonné Pieme)

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La province du Kasaï plante déjà le décor en prévision de l’arrivée de Félix Antoine Tshisekedi, le candidat numéro 20 dans la ville de Tshikapa, prochaine étape de sa campagne électorale pour l’élection présidentielle du 20 décembre prochain. Au cours d’une émission spéciale organisée à cet effet par votre média Libérté Plus, le gouverneur du Kasaï, son excellence Dieudonné Pieme a brossé les grandes lignes des préparatifs de son acceuil, à savoir : bilan actualisé du 1er mandat de Félix Antoine Tshisekedi; ses réalisations dans la province du Kasaï; sa candidature aux législatives et provinciales, et de la gestion de l’UDPS par son SG Augustin Kabuya.

Liberté Plus : bonjour monsieur le gouverneur.

Dieudonné Pieme: Bonjour et bienvenue au Kasaï.

L.P. : comment se présente la santé de votre province, le Kasaï ?

D.P.: La province se porte bien, mieux qu’avant. Politiquement nous sommes stables. C’est la province où il y a moins de chamailleries possibles. Même si on est pas d’accord on se contient. Économiquement nos indicateurs sont au vert. Évidemment
, il faut transformer des indicateurs en potentiel si non en ressources vivables et profitables à la population. Et socialement, nous disons que nous ne sommes pas la pire de province.

L.P : L’arrivée au Kasaï du Secrétaire général de l’UDPS et coordonnateur de la campagne électorale de Félix Tshisekedi dans l’espace Grand Kasaï, en prélude à la venue du numéro 20, Félix Tshisekedi dans cette province, a volé la vedette à toute l’actualité ici surplace. Il a drainé une marée humaine dès son arrivée jusqu’à la permanence. Vous êtes-vous préparés à ça?

Dieudenonne Pieme : Nous étions surpris à l’annonce de son arrivée. Vous savez bien que la population kasaienne est mobilisée, même debout, pour la cause de Fatshi. Elle est prête à chaque instant qu’on requière sa présence, elle se manifeste. Nous pensons que ceci tient plutôt compte de la confiance et de l’amour que la population porte sur le président de la république. Je le dis et je le répète : Tshisekedi n’a pas besoin de battre campagne au Kasaï par ce que son nom à lui seul bat campagne. Et au delà de son nom, on ajoute ses oeuvres. Dès qu’on annonce que Tshisekedi arrive, non seulement par curiosité, mais également par redevabilité, la population se place dans l’obligation de venir répondre à l’invitation que nous lui lançons.

L.P. : Aujourd’hui, ce n’était que l’arrivée de son précurseur. Comment la province se prepare-t-elle pour réserver un accueil chaleureux à Félix Antoine Tshisekedi?

D.P. : Il faut savoir que le président de la république est passé par le Kasaï en janvier 2022. Ce passage avait laissé le goût d’inachevé à sa visite. Donc, la soif est toujours là. C’est pour cela que sur le plan organisationnel, nous pensons déplacer le lieu du meeting, par ce que la foule qu’on avait eu en janvier 2022, était débordante au pont que le président de la république avait même paniqué. Cette fois-ci, on a décidé de déplacer cette marée humaine sur un autre lieu plus large pour rencontrer leurs attentes. Au moment où je vous parle, des familles entières, des groupements et villages entiers sont en train de se déplacer de l’arrière province pour le chef lieu afin de réserver un accueil chaleureux au candidat numéro 20. Tout le monde avait en tête l’agenda du 11 décembre. Le changement qui est intervenu n’a pas démoralisé les gens. Il y a des délégations qui proviennent de l’Angola qui viennent participer à cette grande fête, celle de démontrer à la face du monde quelle est la place de Félix Antoine Tshisekedi dans le coeur des kasaiens.

L.P. : Monsieur le gouverneur, de plus en plus on parle du bilan du chef de l’etat. Concrètement, qu’est ce que la population ou le peuple du Kasaï et, particulièrement, celle de Tshikapa a pu bénéficier de ce premier quinquennat du chef de l’etat s’achève le 24 janvier prochain?

D.P. : Sur la plan infrastructurelle, nous notons l’achèvement des travaux du le RN1, du tronçon Lova Tshikapa, le tronçon Tshikapa- Kamwesha, pont Tshikapa et Kasaï et particulièrement le marché de la réconciliation qui constitue pour nous une référence. En terme de beauté, c’est le meilleur marché. Sur le plan locale, on peut se bomber la torse en disant qu’a notre arrivée, nous n’avions pas de résidence officielle du gouverneur de province. Ce lieu où vous êtes représente les travaux réalisés pour abriter cette résidence. Nous avons commencé la construction du bâtiment de l’assemblée provinciale. Il y a également l’acquisition des engins de génie civil pour les routes de dessertes agricoles qui figurent dans un projet qu’on appelle corridor-nord. Pendant longtemps nous nous sommes plaint de n’avoir pas les moyens de retirer ces engins. Mais aujourd’hui, c’est chose faite. Donc, nous laissons à notre successeur la possibilité de construire des routes de desserte agricole. Vous le savez peut-être que Mweka est le grenier du grand Kasaï, et qu’aujourd’hui, si nous ouvrons ses routes, nous allons faire reculer la faim et la malnutrition.

L. P. : Est-ce suffisant pour dire que le bilan du président de la république est largement positif ici au Kasaï ? Autrement, que renpondez-vous à ceux-la qui affirment que Félix Antoine Tshisekedi n’a pas assez fait pour ses frères?

D. P. : Attention, Félix Antoine Tshisekedi a des enjeux prioritaires, principalement des défis sécuritaires; ça c’est de un. Et de deux, les enjeux de représentativité au niveau de la capitale. Kinshasa avait besoin d’une reconstruction infrastricturelle importante. Nous au Kasaï, nous considérons que ce qu’on a fait à Kinshasa et à l’Est du pays nous concerne. Nous avons accepté de nous sacrifier pour privilégier les autres. D’ailleurs, si Tshisekedi avait commencé chez lui, on l’aurai taxé de tribaliste. Imaginez-vous qu’il investisse autant de millions au Kasaï, on l’aurait taxé de tous les noms. Nous ne nous plaignons pas, car nous savons qu’il a fait le minimum; c’est satisfaisant. Nous, nous réfléchissons en fonction de la RDC et pas en terme du Kasaï. Ceux qui nous critiquent aujourd’hui, il suffit de les regarder en face pour dire : qu’est ce que vous avez à nous reprocher par rapport à ce que Tshisekedi a fait chez vous? Je crois que la réponse est très claire, vous l’avez au katanga, au Lualaba, a l’Equateur, au Nord-Kivu et au Sud-kivu.

L.P. : Monsieur le gouverneur, ici au Kasaï nous avons vu les opposants défilér ici et faire des pleins. chose qui n’a pas existé dans les années antérieurs. Quel pronostic donnez-vous au chef de l’etat par rapport aux élections qui arrivent?

D.P. : Je ne sais pas quel est cet opposant qui a fait le plein ici. En réalité si vous évoquez le numéro 21, la population était allé pour le ouspiller. Dans la récupération politicienne, il a présenté ses images comme celles des personnes qui sont venues l’accueillir. Si vous voulez, je peux vous montrer les images peu reluisantes à son égard. Le président de la république avait même déploré qu’il ait essuyé des jets de pierres. Vous conviendrez avec moi que quelqu’un qui a fait un raz de marée se retrouve sous la pluie des pierres, même si cela est à condamner ? Il faut aussi avouer que ces jets de pierres n’était que la réponse à une provocation dont la population a fait l’objet de la part d’un de délégués de ce candidat la veille de son arrivée. En arrivant, son délégué avait déclaré qu’il n y avait pas des personnes qui réfléchissaient. Lorsque vous tenez des tels propos auprès de ceux qui doivent vous accueillir en les qualifiant d’incompétents et d’incapables, alors qu’ils estiment sortir du fin fond du gouffre où un autre régime les avait placé, c’est comme si vous remuez le couteau dans une plaie, on ne va pas vous applaudir ? Cependant, je désapprouve cette façon de faire.

L. P.: Alors, pourquoi avoir choisi Mweka pour postuler en tant que député provincial?

D.P. : Dans la province du Kasaï, nous avons un système de choix des gouverneurs qui est rotatif selon les territoires. Nous pensons que pour donner la chance à tout les territoire de gérer un jour la province, nous accordons à chaque territoire un mandat. Comme il y en a 5, nous faisons une rotation de 5 territoires. Et ce mandat, était celui du teritoire de Mweka dont je suis originaire. Ayant donc exercé mes fonctions de gouverneur en ma qualité du fils de Mweka, j’ai un devoir de redevabilite de continuer mon action que je n’ai par ailleurs pas terminé, et que j’aimerais bien terminer avec mon successeur à travers une action que je pourrais mener au niveau du Parlement. Deuxièmement, j’ai estimé que Mweka dans sa représentativité avait besoin de mon expérience et de mon savoir, étant donné que par le passé, mon parti UDPS n’avait jamais présenté un candidat député provincial. Donc il me fallait apporter du tonus à l’équipe Mweka de l’UDPS, afin d’obtenir un siège, et pourquoi pas deux, selon que la confiance que la population va nous accorder.

L.P.: Pourquoi la population doit-il vous accorder son vote. C’est pour quelle motivation?

D.P. : On voterait pour Dieudonné Pieme par ce que c’est un homme honnête et sincère, sans aucun précédent. De deux, par ce que les compétences et les capacités dont il regorge peuvent le propulser pour défendre plusieurs dossiers Parlementaires, susceptibles d’aider le gouvernement provincial à étre accompagné efficacement et, de trois, ce que nous avons mis en place en terme de jalons durant les 5 années que nous avions dirigé permettront au prochain gouvernement, à travers le nouveau gouverneur que nous allons désigner prochainement, de parachever l’œuvre que nous avions commencé.

L.P. : Qu’est ce que vous pouvez dire à ceux qui vous suivrons, particulièrement, vos probables électeurs de Mweka?

D.P. : La population à intérêt à consolider ce qu’on a commencé aussi minime que ce soit, en espérant que l’amélioration des recettes provinciales permettrons d’accélérer les actions du développement plus solide. Aussi, à toute la population qui va voter pour moi, qu’elle sache qu’une fois élu, elle aura un député qui ne viendra pas pour de l’argent à l’assemblée provinciale, mais plutôt pour accompagner la province dans les difficultés. Troisièmement, mieux que moi aujourd’hui, personne ne connaît les difficultés de cette province. Car, du nord au sud, d’est a l’Ouest dans tout les territoires où je suis passé, j’ai découvert les réalités et les vérités qui ont besoin d’une certaine expérience afin de les remonter, de les partager avec le gouvernement central. Donc, je suis la personne idéale pour parvenir à des solutions favorables pour la population du Kasaï.

L.P. : Monsieur Dieudonné est membre de l’UDPS, qu’est ce qu’il retient aujourd’hui du leadership de Augustin Kabuya au sein du parti?

D. P. : Avec Augustin Kabuya, j’ai découvert que gérer était d’assurer une combinaison des forces parfois contradictoires, mais dans l’intérêt d’un avancement positif. Deuxièmement, j’ai découvert qu’il ne suffit pas d’étre trop bavard pour être un bon politicien. Troisièmement, j’ai découvert que le pragmatisme politique était possible en RDC. Et quatrièmement, on était capable de passer de l’opposition au pouvoir sans se perdre dans les futilités. Je pense que le leadership de Augustin Kabuya, quoiqu’il ne manque pas de reproche en tant qu’être humain qui a ses limites. Mais elles sont relatives selon le regard des uns et des autres. Vous savez, c’est comme Félix Antoine Tshisekedi aujourd’hui, si tu n’as pas envie de voir, tu ne verras rien. Par ce que quand vous regardez dans la plupart de blogs des opposants, ils disent Félix n’a rien fait par ce qu’ils ne veulent pas regarder ce qu’il a fait. C’est pareil pour Augustin Kabuya qui reçoit également ce type de réaction pour ceux, probablement, qui auraient voulu que l’UDPS soit orientée différemment. Il faut le savoir, nous sommes dans une forêt des formations politiques où nous devons nous adapter selon que nous avons besoin de progresser doucement ou rapidement. Il y a des espaces où il faut aller trop vite, et ceux où il faut aller tout doucement. Pour moi, que Mwana Bute soit à sa place.

Propos recueillis par Hervé Mulumba/LIBERTÉ PLUS

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