Tout était fin prêt pour qu’enfin l’homme congolais puisse disposer à nouveau d’une carte d’identité nationale, 50 ans après celle édictée par le président Joseph- Désiré Mobutu en 1974.
Que nenni. Car, une fois de plus, le peuple vient de connaître un fiasco dans ce domaine. Comme pour dire que l’heure pour chaque citoyen d’avoir sa carte d’identité n’est pas encore arrivée. Il faut davantage de la patience. Mais, jusqu’à quand ?
Pourtant, à l’allure où vont les choses, nous sommes tentés de donner raison au sénateur à vie, Joseph Kabila qui, un jour, alors qu’il devait céder son fauteuil à Félix-Antoine Tshisekedi, a déclaré : » le seul regret que j’ai est de n’avoir pas pu changer la mentalité du peuple congolais ». Et, d’ajouter: » je n’ai pas eu au moins 15 personnes autour de moi pour conduire la République ». Fin de citation.
C’est autant dire tout le désarroi dans lequel le pouvoir l’a placé tout le temps où il est resté à la tête du pays. Un véritable désastre !
Aujourd’hui, malgré les dispositions prises par le chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi pour prévenir la magouille, la corruption, le détournement, bref, la malversation financière, les personnes nommées, la plupart par ordonnance présidentielle, ou certains, par la promotion, ne répondent nullement aux attentes du Chef et celles bien comprises du peuple congolais. L’impression qui se dégage est qu’un jeu de cache-cache se déroule au sein du pouvoir destiné à faire capoter toute démarche tendant à promouvoir le bien-être du peuple congolais. L’on se souviendra des propos du chef de l’État au début de son premier mandat quand il disait : »la manière dont j’ai vu les gens voler m’avait découragé au point que j’ai eu envie d’abandonner ». Avait-il raison de continuer ou fallait-il abandonner la barque à vaut l’eau ?
Et, ce qui est marrant lorsque les choses marchent, plusieurs sont animés de mauvaise foi cherchant comment arrêter la progression, en créant des crises parfois sans raison. Le cas constant Mutamba doit faire réfléchir. Il devient un homme à battre pour avoir initié des réformes courageuses qu’aucun autre avant lui n’avait osé prendre. Or, dit un passage de la Bible: »la justice élève une nation », puis »lorsque le nombre des justes s’accroît, le peuple est dans la joie ». Est-ce le cas en RDC ?
Cela se passe malheureusement même dans les partis politiques où le succès des uns fait jaser les jaloux au point de disqualifier ceux qui oeuvrent pour l’avancement et, rien n’indiquent de quoi ils sont capables, pour promouvoir ceux qui n’ont aucune expérience et peuvent arrêter le progrès. Le cas de l’UDPS en est une illustration probante et nul ne peut en douter. Il faut faire partir Augustin Kabuya, malgré les résultats positifs accumulés au parti qui dispose pour la toute première fois d’une tendance importante lui conférant la conduite de la majorité. Quel exploit ? Pourtant !
Et voilà que 1,2 milliards USD ont été décaissés mais pour faire flipper ? Car, selon les informations en notre possession, le contrat de production de cartes d’identité nationale a été annulé pour irrégularités financières. Qu’en est-il des avances perçues ?
Alors que pas plus tard qu’hier, le chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi avait retiré sa carte ainsi que certaines notabilités les ayant exhibé à qui voulait les voir. Pourtant, l’IGF, le chien policier de Félix-Antoine Tshisekedi, avait décrié à temps ce partenariat aussitôt qu’il a senti l’odeur d’une arnaque. Ceux qui ont l’habitude de crier sur l’Inspecteur chef de service Jules Alingete avaient trouvé là une occasion pour le salir de plus belle : » il voit le mal partout », affirmaient certains.
Mais, à quoi rime cette affaire qui avait donné espoir à plus d’un et qui allait constituer un succès de premier plan dans la gestion du pays de Félix-Antoine Tshisekedi ? Mais, voilà encore un détournement… se plaignent le commun des mortels. Finalement, à qui faire confiance ? On se demande bien de quoi il s’agit dans ce pays ? Que sommes-nous réellement ? Plus d’un observateurs avertis crient au scandale.
En tout cas, si tel qu’on l’observe depuis des lustres, quiconque rentre au pouvoir ne peut pas compter sur des hommes sûrs capables de l’aider à changer les choses, il devient indispensable que des mesures drastiques soient ajoutées à la surveillance, au contrôle financier et à d’autres mécanismes qui ont fait leur preuve jusque là mais qui ne dissuadent pas les détourneurs attitrés qui rôdent autour du pouvoir pour s’accaparer des biens de la République.
Parmi les mesures sensées renverser la tendance, plus d’un affirment qu’il doit être érigé en infraction de crime économique tout détournement susceptible d’apporter un changement dans la vie d’au moins 100 personnes, cela quelle que soit la somme detournée.
Étant donné que la peine de mort a été restaurée, il va de soi que l’auteur de tout crime autant physique que financier ou économique puisse subir le même châtiment de la peine capitale si l’on veut que nos enfants jouissent d’un pays où il fait bon vivre.
À bon entendeur, salut !
LIBERTÉ PLUS
