Le Commissaire National et Coordonnateur de la sous-Commission Permanente des Droits Civils et Politiques de la Commission Nationale des Droits de l’Homme ( CNDH), Me Jean-Richard Tshibanda Nduba s’est rendu le mardi dernier au CPRK/MAKALA pour baliser le chemin au déploiement imminent des équipes d’experts de la CNDH sensées faire le monitoring sur les événements malheureux qui ont eu lieu récemment dans ce milieu carcéral suite à la tentative d’évasion des détenus.
À l’en croire, ces équipes devront, suivant les missions de la CNDH, identifier tous les cas de violation des droits de l’homme surtout que l’on évoque des cas de morts, des viols et de destruction des biens publics.
» Nous, au niveau de la CNDH, nous avons la mission de faire le monitoring sur tous les cas de violations des droits de l’homme. Nous avions appris qu’il y a eu viols, mort d’hommes et la destruction des biens publics, des actes qui violent la loi de notre pays », explique-t-il dans un entretien exclusif à LIBERTÉ PLUS.
Et d’ajouter : » Pour garantir une franche collaboration entre institutions et services publics de l’État, nous avons échanger avec le ministre d’État de la Justice et Garde des Sceaux, Me Constant Mutamba et le Vice-Ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Me Samuel Mbemba ainsi que la directrice adjointe de la prison de Makala ».
Dans sa conclusion, cet officiel de la CNDH appelle l’opinion publique à la patience et à s’abstenir de tout message incendiaire, le temps que sa structure finisse son rapport.
Cependant, il sied de signaler que l’arrivée du Coordonnateur de la sous Commission Permanente des Droits civils et politiques de la CNDH a coïncidé avec les audiences foraines du Tribunal militaire de garnison de Kinshasa/ Ngaliema, siégeant en procédure de flagrance qui se tiennent au CPRK.
Certaines détenues victimes des actes de viol sont passées devant la barre pour relater les faits qu’elles avaient connus en cette date fatidique.
« Nous etions dans notre cellule, et nous avions senti l’arrivée d’un groupe des gens et nous nous sommes cachés sous les lits. Ils sont entrés et ils nous ont ravit l’argent, les habits, les téléphones et autres biens et ils sont parti. Avant de revenir une fois de plus en nous disant cette fois ci nous sommes venus vous violer. Près de 10 détenus m’ont pris de force. Ils m’ont amené au terrain de football de la prison où j’ai été violé à tour de rôle », raconte une victime sous couvert d’anonymat.
Et, une deuxième d’affirmer :
» On venait juste de terminer la prière. Et quelques minutes après, nous avons entendu un mouvement des gens et des coups de feu. Ils ont commencé à casser la porte. On avait cru que c’était pour nous faire sortir, hors, ils étaient venu nous violer. Je ne me souviens pas de leurs visages, mais ils étaient au nombre de 10″, explique une autre détenue victime du viol.
Pour rappel, le bilan définitif de la tentative d’évasion dressé par les autorités congolaises fait état de 129 morts et plus de 300 blessés.
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