GRAND DOSSIER DE LIBERTÉ PLUS : DIALOGUE INTERCONGILAIS OU DÉNI DE LA DÉMOCRATIE (chronique de MUYA Rousseau)

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Il n’est un secret pour personne que la guerre d’usure que connaît la RDC depuis bientôt 30 ans a un soubassement économique basée exclusivement sur les minerais de la République démocratique du Congo. Tous les subterfuges utilisés par le Rwanda et ses supplétifs du M23/AFC, appuyés par l’occident, qui ne dit mot, consent, n’ont pas eu raison du patriotisme sans faille du peuple congolais dans sa solidarité face aux exactions subies par leurs frères de l’Est, similaires à celles infligées à l’Ukraine par la Russie. Ici, on a enregistré une mobilisation tous azimuts de l’occident pour sauver les Ukrainiens pendant que la tuerie des femmes et des enfants à l’Est de la République démocratique du Congo semble leur moindre souci.

Heureusement pour nous, malgré sa politique de deux poids deux mesures, l’Union européenne a parfois vu émerger en son sein des voix discordantes qui, avec becs et ongles, défendent la RDC et les Congolais face à l’agression rwandaise, dénonçant ainsi le soutien et la crédibilité accordés à Paul Kagame. On se souviendra notamment des interventions magistrales des eurodéputés Thierry Mariani et Marc Botega.

Aujourd’hui encore, des voix s’élèvent, anonymement, pour mettre en garde les Congolais contre les dangers d’une proposition de dialogue émise par l’opposition, principalement Martin Fayulu et Denis Mukwege. La réalité derrière cette proposition est bien plus sombre qu’elle n’y paraît.

En effet, ce plan ne provient pas de ces opposants : il s’agit d’une initiative de Kigali, financée et soutenue par des multinationales exploitant les « minerais de sang » en RDC. Ces entreprises de la mort entretiennent des liens étroits avec le Parti démocrate US, notamment le tristement célèbre Bill Clinton, conseiller personnel de Paul Kagame. L’objectif de ce plan est de plonger la RDC dans une série de crises.

Face à la détermination du Président Félix Antoine Tshisekedi à ne pas négocier avec le M23/AFC de Paul Kagame, dirigé par Bertrand Bisimwa et Corneille Nangaa, ce plan vise à ramener ces sinistres personnages à nouveau au cœur du pouvoir congolais, au sein des institutions étatiques et du gouvernement central.

Les opposants, tel ce personnage oublié de Lisanga Bonganga, en quête de positionnement, font campagne en faveur de ce dialogue tandis que, dans l’ombre, certaines officines au sein de l’Union européenne exerceront des pressions sur le Président Tshisekedi, en passant par certains membres influents de l’Union Sacrée, afin qu’il accepte ces discussions. Parallèlement, des prélats catholiques, décridibilisés par leurs positions tranchées en faveur de l’opposition, vont chercher à jouer les intermédiaires dans le but de pousser Félix Antoine Tshisekedi à céder. La propagande en faveur de ce dialogue sera intensifiée par certains médias et personnalités politiques africaines corrompues à outrance.

Une fois l’accord du Président Tshisekedi obtenu, tous les opposants, même les plus réticents initialement, répondront à l’appel. Le plan consiste à réintégrer Joseph Kabila dans le jeu politique. Outre l’ancien président, d’autres figures de proue telles que Moïse Katumbi, Martin Fayulu, Denis Mukwege, Délit Sesanga, Claudel Lubaya, Franck Diongo, Olenga Nkoy, Jean-Jacques Mamba, Corneille Nangaa, Bertrand Bisimwa, Willy Ngoma, Matata Ponyo, Azarias Ruberwha et Mwungachuchu, participeront à ce dialogue. L’objectif est d’obtenir le poste de Premier ministre pour l’opposition.

Après cette étape, les multinationales à l’origine de ce plan pourront reprendre leurs activités qui de plus en plus se portent mal avec la montée en puissance des forces armées congolaises. Il est prévu de saborder la politique, les efforts et l’image du Président Tshisekedi, en mettant fin aux efforts de redressement de l’appareil judiciaire entrepris par le ministre de la Justice Constant Mutamba; saboter la politique d’assainissement de l’administration publique menée par le ministre Jean-Pierre Lihau et, surtout, en affaiblissant l’armée congolaise, par une nouvelle vague d’infiltration ainsi que par la création de nouveaux foyers de tension à travers le pays. Cela permettra de maintenir une présence onusienne prolongée en RDC, amoindrir le nombre et l’efficacité des troupes à l’Est, pour ensuite favoriser la reprise de l’écoulement des « minerais de sang » au profit des multinationales.

En fait d’un dialogue, quelque soit le format qu’on compte lui donner, il est en soi une guerre déguisée avec le concours des prélats catholiques contre le pouvoir de Kinshasa et qui aura des conséquences désastreuses pour la politique, la sécurité, l’économie bref la nation congolaise toute entière. Car, il faut se le dire, ce dialogue nous sort du cadre de la démocratie qui consiste en des débats et des votes. Après les votes, viennent les responsabilités pour celui ou ceux à qui le peuple a confié sa destinée pour un temps donné.

Actuellement, la charge de gouverner le pays revient au Président Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO ainsi qu’à sa famille politique. À lui seul incombe, par devoir de redevabilité, la responsabilité de faire l’inventaire de sa politique devant le peuple congolais en temps utile. Faire le contraire, aller au dialogue, n’est ni plus ni moins qu’un déni de la démocratie.

Aux responsables congolais ainsi qu’aux citoyens d’être vigilants et de dire non à ce dialogue, tout comme ils ont eu à le faire face aux propositions de négociations avec le M23 de Paul Kagame et l’AFC. C’est l’unique façon par laquelle nous pourrons protéger nos intérêts économiques, nos acquis sociaux et la paix sociale véritable que nous désirons tant.

LIBERTÉ PLUS

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