De tous les temps, les hommes et les femmes de Dieu, ayant entouré les hommes politiques, se sont souvent butés à des réalités qui ont, à un moment de leur existence, provoqué un doute sur leur intégrité. L’on se souviendra du jeune prophète qui a été berné par le vieux et en est mort, tué par un lion. Les exemples sont légion dans la Bible et ce n’est pas le pasteur Dalo qui ferait exception, surtout quand l’argent entre en ligne de mire.
Cependant, l’approximation de ces tendances, a savoir : encadrement et intégrité qui, du reste, devaient concourir à l’action salvatrice de l’être humain, font l’objet d’une altercation dans l’esprit de notre pasteur et l’enfonce dans l’amalgame. Car, il y a une évidence aujourd’hui que le temps où le pouvoir était géré par le roi, le prophète et le sacrificateur est de loin révolu; ce mélange du pouvoir terrestre au pouvoir religieux appartient dès lors au passé. Cela échappe, malheureusement, à certains cadres religieux, aussi bien dans l’église traditionnelle que celle du réveil, qui tiennent à s’accaparer des valeurs qui incombent aux dirigeants politiques qu’ils sont censés encadrer.
Par contre, c’est une grâce, et non des moindres, d’avoir un chef de l’État, particulièrement en RDC, qui, après un bref moment d’exercice, a voué le pays aux bons soins de l’Éternel en juin 2019, soit 6 mois après son accession à la présidence de la République. Pour se rendre à l’évidence, il faut lire le passé politique de notre pays ayant été vicié par des dirigeants sans cœur qui se sont succédés à la tête du pays.
Dès lors, plutôt que de s’afficher en accusant gratuitement son fidèle de manque d’honnêteté pour n’avoir pas payé sa dîme, surtout que c’est une affaire de conviction, notre pasteur ferait mieux de prier Dieu en vue de l’orienter dans des actions favorables au pays plutôt que d’avoir le regard tourné uniquement sur un bénéfice immédiat et personnel. Car, aussitôt, il lui serait reproché d’avoir failli dans sa mission de former ses poulains dont l’un est, selon lui, incapable de donner la redevance divine. Car, apparemment, c’est maintenant seulement qu’il se rend compte du défaut d’une application qu’il n’a pas su, au préalable, activer pour la voir produire le résultat escompté.
Cela étant, d’aucuns affirment aujourd’hui à la lumière de sa dernière déclaration, le révérend Dalo manifeste une attitude de frustration qui le pousse à discréditer son magnat de fidèle. En second lieu, son regret d’être né congolais est à mettre dans un même panier et, déjà pour plusieurs, s’apparente à un reniement de sa nationalité et une insulte à ce Dieu qui l’a préféré congolais qu’un ressortissant d’une autre nation. Auquel cas, est-il certain qu’ayant été sous d’autres cieux, aurait-il eu cette grâce d’être le père spirituel d’un Chef de l’État ?
À notre humble avis, en ne percevant pas la dîme de son protégé, le pasteur est entrain de payer le prix de sa forfaiture, même si Félix ne le dit pas, en ayant distillé une prophétie à l’aube des élections du 20 décembre 2023, à travers laquelle Dieu lui aurait insufflé qu’un des candidats mourrait avant les élections, tandis qu’un autre se retrouverait sur une chaise roulante. Hors, cette prophétie n’est jamais arrivée et apparaît simplement comme une hérésie. Dès lors, affirmer que cette contre vérité peut produire les mêmes effets dévastateurs, sur le plan spirituel s’entend, que les déviations budgétaires enregistrées dans la gestion décriée de quelques membres de la haute sphère politique , il n’y a qu’un pas.
Comme on le voit, notre pasteur serait tombé si bas en cherchant à faire le buzz sur une personne dont il ne maîtrise pas la destinée, même s’il est vrai, qu’il demeure un de ses fidèles, qui, certainement d’ailleurs, aurait sillonné plusieurs églises avant d’atterrir à la Philadelphie.
Dans tous les cas de figure relevés ci-haut, notre pasteur doit se remettre en question en exprimant son mea culpa au Chef de l’État, tout en sollicitant le pardon du seigneur pour cette faute gravissime d’avoir volontairement exposé un fidèle, de surcroît Chef de l’État, et d’avoir de facto renier sa nationalité.
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