La loi n°24/2002 du 18 novembre 2002 portant code penal militaire consacre tout un chapitre autour des infractions liées aux consignes.
L’article 113 de la loi sous-examen dispose ce qui suit : » Par consigne, il faut entendre notamment toutes mesures prohibitives, interdictions, instructions formelles, données aux membres des Forces Armées ou corps assimilés ».
» Quiconque, au service des Forces Armées, de la Police Nationale et du Service National, viole une consigne générale donnée à la troupe ou une consigne qu’il a personnellement reçu mission de
faire exécuter ou force une consigne donnée à un militaire, est puni de trois à dix ans de servitude pénale », poursuit ladite disposition.
C’est justement dans ce contexte que la sous-officier, l’adjudant Sarah Ebabi est jugée en procédure de flagrance devant le Tribunal militaire Garnison de Kinshasa/Gombe pour violation de consigne après que ses vidéos et clichets tournées et prises en tenue militaire dans un studio de lanplace avec son futur époux aient été publiées sur les réseaux sociaux, en prélude de leur mariage prévu le 31 octobre.
Voulait-t-elle lancer un message pédagogique que l’on peut être femme militaire et en même temps prospérer dans sa vie amoureuse ? En tout cas c’est ce que pensent certaines opinions.
Néanmoins, l’auditorat général, quand lui, tient à faire exécuter la loi. En effet, au cours de l’audience d’ouverture du lundi , 27 octobre 2025, le ministère public a brandi devant le Tribunal les consignes du Chef d’état-major Général des FARDC interdisant la diffusion des vidéos et photos personnelles des militaires en tenue dans les réseaux sociaux. Ce qui lui a poussé de solliciter auprès du Tribunal la condamnation de la sous-officier Sarah Ebabi à 10 ans d’emprisonnement suivant l’article 113 de la loi sus-évoqué.
Le Tribunal militaire Garnison de Kinshasa/Gombe se prononce, sauf changement de dernière minute, ce mercredi.
Entre-temps, sur les réseaux sociaux, cette affaire divise les congolais. Si certains sont d’avis que la loi doit-être appliquée avec rigueur, d’autres, par contre, appellent le juge à assouplir les choses en adoptant une condamnation avec sursis au cas où son ultime conviction lui pousse à établir la culpabilité cette femme militaire.
Qui dit mieux ?
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