Depuis quelques jours, une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux montre un prétendu communicateur intervenant dans une émission télévisée peu connue, dans laquelle il avance de fausses accusations à l’encontre du bourgmestre de la commune de Mont-Ngafula, M. Séverin Lumbu Malamba.
Dans ses propos, l’individu affirme que l’autorité municipale « gère Mont-Ngafula comme sa maison », qu’il serait en conflit avec un chef coutumier de la commune et qu’il se livrerait à la vente illégale de terrains appartenant à des chefs coutumiers; qu’il créerait de faux chefs coutumiers, allant même jusqu’à évoquer un risque d’émergence de milices Mobondo dans cette partie de la capitale.
Après vérification par votre média populaire Liberté Plus auprès des autorités compétentes de la commune, notamment le bourgmestre Séverin Lumbu Malamba et le chef de bureau chargé des affaires coutumières, Monsieur Joseph Kamba Lusamba, ces allégations se sont révélées totalement infondées et de mauvaise foi.
D’après plusieurs sources internes, le communicateur mis en cause aurait agi sous l’influence d’intérêts financiers (quelques billets verts), dans l’unique but de ternir l’image du bourgmestre Séverin et de semer la confusion dans l’opinion publique, particulièrement au sein de la population de Mont-Ngafula.
Réagissant à ces accusations, le bourgmestre Séverin Lumbu Malamba a tenu à rappeler la procédure légale et administrative relative à la désignation d’un chef coutumier :
« Lorsqu’un chef coutumier décède, la première étape consiste à informer la hiérarchie. Une équipe effectue alors une descente sur le terrain afin d’établir un procès-verbal de vacance de pouvoir. Une seconde descente permet de produire un procès-verbal d’authenticité de l’arbre généalogique, suivi de l’audition des membres de la lignée concernée.
Ce n’est qu’après ces étapes que le procès-verbal de programmation est élaboré, avant transmission du dossier complet à la hiérarchie pour approbation et installation officielle du chef coutumier, conformément à la loi n°15/015 du 8 août 2015 », a-t-il précisé.
Le bourgmestre a également insisté sur le fait que l’autorité municipale n’installe pas de chefs coutumiers sans le respect strict de cette procédure.
Concernant les accusations de « vente de concessions coutumières », Séverin Lumbu a catégoriquement démenti ces propos.
« Le bourgmestre n’a pas le pouvoir de vendre des terrains. Dans les villages, toute cession doit être précédée d’un acte de cession signé par le chef coutumier, gardien de la terre. Celui-ci peut délivrer un acte de jouissance, mais jamais une vente. Toute transaction foncière nécessite un dossier complet et une enquête de vacance avant toute validation officielle. »
L’autorité municipale de Mont-Ngafula promet de traduire en justice le communicateur incriminé afin qu’il présente les preuves de ses affirmations, notamment concernant la supposée vente d’une concession coutumière ou la présence d’une milice Mobondo dans la commune de Mont-Ngafula.
Avant de conclure, Séverin Lumbu Malamba a dénoncé les dérives de certains acteurs de la communication qui, selon lui, « font honte à un métier noble qui nourrit plusieurs professionnels honnêtes. »
Il a, par ailleurs, réaffirmé son engagement à protéger la commune de Mont-Ngafula contre toute désinformation susceptible de troubler la paix sociale.
De son côté, le chef de bureau chargé des affaires coutumières, M. Joseph Kamba Lusamba, a soutenu les déclarations du bourgmestre, rappelant que la mise en place du Comité de Coordination et de Résolution des Conflits Coutumiers (CCRCC) reste la meilleure voie pour gérer de manière pacifique et légale les différends coutumiers dans la Ville-Province de Kinshasa.
Face à la multiplication des fausses informations sur les réseaux sociaux ces derniers jours, Liberté Plus invite les journalistes, communicateurs et influenceurs à faire preuve de rigueur, de professionnalisme et de vérification avant toute publication.
La liberté d’expression ne doit jamais devenir un prétexte pour diffamer, manipuler ou nuire à autrui. Le journalisme responsable exige la recherche de la vérité, la vérification des faits et le respect de la déontologie. C’est à ce prix que les médias conservent leur crédibilité et contribuent à l’édification d’une société démocratique et apaisée.
M-tshiba/LIBERTÉ PLUS

