Censée desservir tous les foyers sociaux de la ville de Kinshasa, en particulier, et de la RDC, en général, la Société nationale de l’Électricité (SNEL) brille par une carence criarde de fourniture électrique et a choisi le camp des nantis, de ceux qui payent le mieux. Il s’agit, vous vous en doutez, de l’instauration du phénomène « Départ-unique ».
Cette pratique consiste à raccorder un abonné à une ligne électrique spéciale avec courant en permanence, loin de délestage, moyennant un payement hors concurrence à la faveur de la SNEL.
D’après les témoignages recueillis auprès de la population, ce sont plus les tenanciers des terrasses, chambres froides, buvettes, bars, flat-hotel, salles de fête, et autres établissements commerciaux qui bénéficient de cette tarification qui frise l’escroquerie.
Un raccordement au “Départ unique” serait évalué autour de 2 500 dollars américains. Lors, d’un grand match ou un événement grandeur nature, les responsables des cabines électriques de la SNEL s’arrangent pour couper littéralement le courant électrique dans certains coins des quartiers bondés pour en laisser l’usage aux seuls tenanciers des bars et terrasses où les gens iraient en masse suivre les matches en trinquant un verre.
Déjà confrontés au phénomène délestages, qui cause le dysfonctionnement de la plupart d’unités de production comme les boutiques, supermarchés, cyber-cafés et autres institutions sanitaires, les gestionnaires des cabines électriques de la SNEL, en lieu et place de rétablir la fourniture en énergie électrique aussitôt, se créent plutôt des occasions pour rançonner les paisibles citoyens.
Avec les infrastructures vétustes qui, pour la plupart héritées de l’époque coloniale, peinent inexorablement à répondre à la demande d’une ville de plus de 10 millions d’habitants. D’où, la question que se pose le commun des mortels : que fait la SNEL de tout l’argent qu’elle perçoit de ses abonnés ?
La population des quartiers victimes du phénomène « Départ-unique » interpellent les autorités de la SNEL et le ministre national de ressources Hydrologiques pour y mettre fin et sanctionner les coupables.
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