Il n’est un secret pour personne que la ville de Kinshasa connaît une effervescence ces derniers temps pour plusieurs raisons. D’abord, c’est une ville qui vient d’être libérée des mains de ses vrais prédateurs qui ne lui ont épargné un seul domaine où elle pouvait respirer. La saleté avait empli ses ruisseaux, tandis ses caniveaux ne pouvaient se remettre, tellement ils étaient pleins d’immondices de toutes sortes.
Parmi ses bourreaux, trêve d’ignorance, pas d’autres que ceux qui réclament tambour battant qu’ils veulent la sauver. Pourtant, qui ne sait comment ont-ils été chassés de leur trône où ils disaient, sans peur, à qui voulaient les entendre: »qu’ils ne quitteraient leurs forteresses, KABILA forever ».
Puis, curieusement, comme par un coup de baguette magique, il font de doux yeux au plus grand parti de tous les temps et, sans honte, affirment pour des besoins alimentaires, avoir quitté le rais. Comment faire confiance à de tels dirigeants, capables de changer de couleur à chaque pôle de la journée : le matin, pprdien, à midi, udpsien et l’on ne sait pas à quel saint ils se voueront à la tombée de la nuit.
Ah, j’oubliai. Même quand ils sont udpsien, ils renient la branche sur laquelle ils sont assis et disent sans ambiguïté que le chef de l’État a modifié la hiérarchie de la capitale sans les consulter. Ils l’accusent d’avoir privilégié le tribalisme pour nommer les bourgmestres. Avons-nous encore besoin de témoins disait le souverain sacrificateur parlant de Jésus qui affirmait être le fils de Dieu. Les choses sont plutôt claires pour l’adjoint de NGOBILA, devenu udpsien de circonstance.
Néanmoins, pour Daniel Bumba, toutes ces menaces se logent dans la corbeille des distractions. Car, son souci primordial demeure la quiétude des habitants de la capitale. Plusieurs challenges s’offrent à lui comme des obligations qu’il ne peut échapper jusqu’à leur annihilation: la salubrité, l’insécurité croissante avec des braquages interminables, les routes bondées et des embouteillages qui ne finissent pas, voilà autant des défis qui le préoccupent et auxquels il s’attelle sans relâche.
Comprenne qui pourra.
LIBERTÉ PLUS
