Le Gouvernement de la République Démocratique du Congo a annoncé officiellement ce vendredi, à l’issue du Conseil des ministres, que la RDC présentera un candidat au poste de secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).
Cependant, le nom de la personne choisie pour porter la candidature du pays de Félix Antoine Tshisekedi à l’OIF demeure un mystère.
À ce jour, il est possible de dire sans crainte d’être contredit qu’aucune personne ne s’est officiellement portée candidate à ce poste.
La rédaction de LIBERTÉ PLUS s’est intéressée à une personne : Isidore Kwandja, Président du Comité d’Organisation des Jeux de la Francophonie de Kinshasa en 2023.
Il ne s’est pas officiellement engagé dans la course, malgré un profil favorable et un parcours riche. Sa qualité d’homme d’exception nous pousse à nous poser la question : si ce n’est pas lui, l’oiseau rare qui s’impose comme candidat du gouvernement de la RDC au poste de Secrétaire général de l’OIF ?
**Isidore Kwandja, parcours élogieux**
Dans une mise au point publiée sur son compte X, Isidore Kwandja rassure l’opinion nationale qu’il n’est pas candidat au poste de SG de la Francophonie pour la République Démocratique du Congo, mais qu’il remplit les différents critères exigés :
1. Posséder des qualités de compétence, de qualification, d’expérience et d’intégrité les plus élevées ;
2. Avoir exercé des fonctions de chef d’État ou de gouvernement, ou d’autres fonctions officielles importantes dans l’État dont il ou elle est ressortissant, ou avoir occupé une fonction de responsabilité à la tête d’une organisation internationale ou régionale ;
3. Avoir fait preuve d’engagement en faveur des valeurs et priorités énoncées dans la Charte de la Francophonie.
Reconnaissant modestement qu’il remplit tous ces critères, Isidore Kwandja affirme être capable de répondre aux missions principales de l’organisation.
« Je possède des qualifications et des expériences qui couvrent tous les domaines de la Francophonie. Je suis diplômé en économie du développement, en science politique et relations internationales, en administration publique, en éthique publique, en droit international des droits de l’homme, ainsi qu’en gestion des organisations publiques. J’ai une vingtaine d’années d’expérience au sein de l’administration publique fédérale du Canada, où j’ai travaillé dans une dizaine de ministères en tant qu’analyste des politiques publiques », a-t-il détaillé.
Concernant les fonctions officielles, les signaux sont également au vert pour lui. Il souligne qu’il a assumé des responsabilités importantes dans l’organisation des Jeux de la Francophonie, même s’il n’est pas un ancien président de la République ou un ancien chef de gouvernement.
« Les responsabilités de directeur national pour l’organisation des Jeux de la Francophonie, sous l’autorité du chef de l’État et la supervision du Premier ministre, sont équivalentes à celles des ministres faisant partie du Comité de pilotage des Jeux. De plus, le budget que nous avons géré à cet effet dépassait celui de certains ministères », a-t-il ajouté.
Il conclut : « Le fait de n’avoir pas été ministre ne diminue en rien nos compétences, notre connaissance de l’OIF et notre capacité à assumer pleinement cette fonction. Nous avons un projet pour une Francophonie économique. »
Pour finir, Isidore Kwandja exprime sa fierté d’avoir une envergure internationale, ayant organisé, selon lui, l’une des meilleures éditions de l’histoire des Jeux de la Francophonie, dans un temps record, sous le leadership du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Il souligne que l’organisation des Jeux de la Francophonie à Kinshasa a fait rayonner la RDC et toute la Francophonie à travers le monde, consolidant ainsi son influence.
Notons qu’après sept ans à la tête de l’OIF, le mandat actuel de la Secrétaire générale Louise Mushikiwabo arrivera à son terme fin 2026. La période de dépôt des candidatures devrait se clore en principe au mois d’avril prochain.
MF/ LIBERTÉ PLUS