L’Inspection Générale des Finances (IGF) se dirige vers l’optimisation d’un nouveau mode de contrôle intelligent des flux financiers en RDC. Cette mutation stratégique permettra à l’IGF de rompre avec les méthodes traditionnelles et de s’orienter vers un modèle de contrôle systématique, intelligent et proactif.

C’est dans cette optique que l’Inspecteur Général des Finances, Chef de service Christophe Bitasimwa, a présidé, le week-end dernier, une grande séance de travail réunissant la Direction de l’IGF, les Inspecteurs Généraux et les Inspecteurs des Finances.
Cette réunion a permis à la commission chargée de finaliser le Plan stratégique triennal d’exposer également le Plan Directeur de Digitalisation de l’IGF, résultat des travaux préparatoires réalisés à Mbuela Lodge, dans la province du Kongo Central.
Ce plan de digitalisation, au cœur des échanges, se présente comme le nouveau moteur du travail de l’IGF en lien avec le contrôle systémique. Ce mode de contrôle est compris comme une approche qui ne se limite pas à une vérification isolée, mais vise une analyse globale du système de gestion.
La vision affichée est claire : positionner l’IGF comme une institution intelligente d’intervention, capable d’accompagner la transformation de la gouvernance financière de l’État et de servir efficacement l’intérêt général.
La digitalisation, levier stratégique
La seconde partie de la présentation a été consacrée à la transformation digitale et à la maîtrise de l’information par l’institution.
Prenant la parole, Christophe Bitasimwa a insisté sur l’importance de la numérisation dans la modernisation de l’IGF. Selon lui, la digitalisation constitue un levier déterminant pour renforcer l’efficacité, la transparence et la réactivité du contrôle des finances publiques.
« Grâce à la numérisation, l’IGF deviendra un véritable moteur de transformation de la gouvernance publique », a-t-il souligné, invitant les Inspecteurs des Finances à s’approprier pleinement cette nouvelle dynamique.
Un cadre renforcé et une vision ambitieuse
À travers ce plan stratégique, l’IGF entend consolider son cadre légal et affermir son positionnement institutionnel. Le contrôle systémique est ainsi présenté comme une “patrouille financière” renforcée, mieux structurée et davantage orientée vers la performance et la prévention.
La présentation s’est conclue par une séance de questions-réponses, au cours de laquelle les Inspecteurs des Finances ont pu obtenir des éclaircissements sur les nouvelles orientations et les modalités pratiques de mise en œuvre du contrôle systémique ainsi que de la digitalisation.
L’Inspecteur Général, Chef de service de l’IGF, Christophe Bitasimwa, a décrété l’année 2026 comme l’année du contrôle systématique. Avec ce changement de paradigme, cet établissement public affiche clairement ses ambitions de passer à un contrôle intelligent, préventif et durable, basé sur la modernité, la rigueur, la transparence dans la bonne gouvernance, et la protection des finances publiques.
LIBERTÉ PLUS