Porte-parole militaire et figure emblématique du mouvement terroriste de l’Alliance Fleuve Congo/Mouvement du 23 mars (AFC/M23), le lieutenant-Colonel Willy Ngoma, tué mardi 24 février au matin dans une frappe de drone, aurait été enterré dans l’anonymat le plus total et sans les derniers honneurs par ses compagnons d’armes.
Selon une publication du journaliste Pero Luwara, proche de ce mouvement, les responsables du M23/AFC auraient orchestré une « opération effacement » concernant leur propre bras-droit pour entretenir le ministère.
« Le corps de Willy Ngoma aurait été enterré sans dignité, en brousse, dans la précipitation, sans aucun honneur. Cela donne l’impression que le mouvement a voulu très vite effacer le tableau », écrit Pero Luwara.
Contrairement aux informations annonçant le rapatriement de son corps à Goma, le colonel Ngoma aurait été enterré anonymement près de Rubaya », martèle-t-il.
Dans son récit des faits consulté par Liberté Plus, Pero Luwara indique :
« Si Willy Ngoma était un soldat, il n’était pas n’importe quel soldat. Jeter ainsi son corps, en toute précipitation et sans honneur, donne l’impression que le mouvement a voulu rapidement dissimuler la situation et alimente les rumeurs d’une élimination interne au sein de l’AFC/M23, plutôt que d’une mort par frappe de drone des FARDC. »
De nombreux observateurs se disent choqués par le silence de l’AFC/M23 après la mort confirmée de son porte-parole militaire : « Pas de communiqué, aucune condoléance ni hommage à celui qui était la voix et l’image de ce mouvement. », écrit Pero Luwara.
Willy Ngoma a trouvé la mort après une frappe de drone attribuée aux FARDC, alors qu’il circulait en convoi militaire dans la zone de Rubaya.
MF/ LIBERTÉ PLUS