Le deuxième vice-président du Sénat et autorité morale du regroupement politique de L’Alliance des Forces Démocratiques du Congo et Alliés, (AFDC-A), n’est plus en odeur de sainteté avec ses sénateurs.
Dans une déclaration faite ce lundi, 09 mars, les élus des élus de l’AFDC-A, se sont désolidarisés de leur autorité morale, Modeste Bahati Lukwebo, au sujet de sa prise de position sur la révision constitutionnelle.
En réaction sur les propos tenus par le deuxième vice-président de la chambre haute du Parlement, les sénateurs de ce regroupement affirment officiellement que ses déclarations, sont tenues à titre personnel et n’engagent pas leur plate-forme politique.
« Le groupe politique de l’Alliance des Forces Démocratiques du Congo et Alliés, AFDC-A du Sénat, tient à apporter à la connaissance de l’opinion nationale ce qui suit : la récente sortie médiatique du deuxième vice président du sénat, Modeste Bahati, autorité morale de notre regroupement politique, n’a jamais fait l’objet d’aucune discussion ni validation préalable au sein de notre groupe politique. En conséquence, notre groupe se désolidarise de cette prise de position exprimée à titre personnel et invite le deuxième vice-président du Sénat à tirer les conséquences politiques qui s’imposent », ont-ils fait savoir dans la note parvenue à Liberté Plus.
Loin de se faire embarquer par leur leader dans son approche sur la réforme de la loi suprême de la RDC, les sénateurs élus sur la liste AFDC-A réitèrent sans ambiguïté leur attachement et loyauté au Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, dans toutes ses initiatives.
« Nous réaffirmons notre soutien indéfectible à la vision et aux réformes engagées par le président de la République Félix Tshisekedi et rappelons que la souveraineté nationale appartient au peuple, conformément à l’article 5 de la Constitution », lit-on dans le communiqué.
Au cours d’un échange avec la presse tenu ce mercredi, 4 mars 2026 à Kinshasa, le deuxième vice-président du Sénat avait estimé que la République démocratique du Congo n’a pas besoin de changer sa Constitution pour se développer. Il a expliqué que la RDC a plutôt un problème des personnes qui doivent appliquer et respecter la Constitution plutôt que la Constitution elle-même.
« Celui qui sème le vent, récolte la tempête », dit-on.
MF/ LIBERTÉ PLUS