Les autorités congolaises, par le biais du ministère de la Communication et des médias, ont annoncé à l’opinion publique, dans un communiqué officiel, la mise en œuvre d’un dispositif d’accueil temporaire de ressortissants de pays tiers expulsés des territoires des États-Unis d’Amérique.
Ce dispositif, qui débute en avril 2026, concerne les mécanismes migratoires des USA et s’inscrit dans le cadre de modalités définies conjointement entre la RDC et les États-Unis d’Amérique.
Selon la note du ministère dirigé par Patrick Muyaya, cette démarche respecte la souveraineté de la République démocratique du Congo en matière de gestion de l’accès et du séjour des étrangers sur son territoire, conformément aux engagements internationaux et régionaux en matière de protection des droits des migrants.
« Elle traduit également l’engagement constant de l’État congolais en faveur de la dignité humaine et de la solidarité internationale. Pays profondément marqué par les réalités humanitaires et qui accueille déjà sur son sol des populations de diverses nationalités, la République démocratique du Congo demeure attaché aux valeurs d’hospitalité et de responsabilité partagées entre les nations », peut-on lire dans le communiqué consulté par Liberté Plus.
Le gouvernement congolais précise en outre que la prise en charge de ces migrants expulsés, en matière de logistique et technique, sera assurée par l’administration Trump à travers des structures spécialisées dans les mouvements de personnes à travers le monde. « Aucune charge financière ne sera supportée par le Trésor public de la République démocratique du Congo ».
Une autre précision importante rapportée par les autorités congolaises porte sur la durée de la présence en terre congolaise de ces migrants.
« Le gouvernement congolais souligne que ce séjour n’a pas vocation à se transformer en mécanisme d’installation durable sur le territoire national. Aucun transfert automatique n’est prévu et chaque situation fera l’objet d’un examen individuel conformément aux lois de la République et aux exigences de sécurité nationale », écrit le ministère de la Communication et des médias.
Cette initiative de l’administration Trump s’inscrit dans une approche plus vaste de Washington, qui cherche à conclure des accords avec des pays tiers, notamment en Afrique, pour y transférer des migrants en situation irrégulière expulsés du territoire américain. Des pays tels que le Rwanda, l’Ouganda, le Ghana et le Cameroun ont déjà accepté des arrangements similaires.
MF/ LIBERTÉ PLUS