Désormais, toute acquisition de carte SIM des réseaux de communication mobiles sera conditionnée par une identification obligatoire du requérant.
C’est l’une des mesures prises par le Vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, Jacquemain Shabani, dans le cadre de l’exécution des instructions du Président de la République, Félix Tshisekedi, formulées lors de la réunion du Conseil des ministres tenue le 13 mars dernier.
Cette décision entre dans le cadre d’une série de mesures adoptées par le gouvernement congolais visant à renforcer la lutte contre le banditisme urbain et la criminalité sur l’ensemble du territoire national.
« Dans l’attente de la mise en œuvre effective du fichier national d’identification, il a été jugé indispensable d’adopter des mesures urgentes, pragmatiques et immédiatement applicables, notamment : définir des exigences renforcées et obligatoires d’identification pour l’acquisition de cartes SIM, formuler des mesures visant la limitation du nombre de cartes SIM par individu, élaborer une stratégie nationale de relance de la campagne nationale d’identification et de sensibilisation des abonnés incluant les zones rurales, ainsi que l’adoption de dispositions spécifiques pour l’identification des abonnés étrangers », a indiqué le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, dans son compte rendu à la presse.
Ces mesures ont été annoncées vendredi 10 avril par le Vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, Jacquemain Shabani, lors de la 86ᵉ réunion du Conseil des ministres.
L’identification des abonnés lors de toute acquisition d’une carte SIM est une disposition urgente, pragmatique et immédiatement applicable afin de lutter efficacement contre les cas de kidnapping, braquages, enlèvements et assassinats à travers le pays.
Ces décisions résultent d’une séance de travail organisée par le patron de la décentralisation et les services de sécurité, le ministère des Postes et Télécommunications, l’ARPTC et les opérateurs de téléphonie mobile. Les analyses ont mis en évidence un recours massif aux télécommunications par les auteurs d’actes criminels.
« Les analyses menées ont mis en évidence des recours massifs aux services de télécoms par les auteurs d’actes criminels », a ajouté le porte-parole du gouvernement, Suminwa.
MF/ LIBERTÉ PLUS