Trois présumés braqueurs, arrêtés le 9 avril 2026, comparaissent devant le Tribunal militaire de garnison de Kinshasa/Gombe. Ils sont poursuivis pour association de malfaiteurs, vol à main armée et détention illégale de munitions de guerre.
Il s’agit de Kabutuka Musaka Josué, Kipolo Mananga Israël et Kalambayo Muyika Christian. Leur procès se tient en audience publique depuis le jeudi 23 avril 2026, à la maison communale de Barumbu, située sur l’avenue Kabambare.
Selon le ministère public, les trois prévenus auraient participé au braquage survenu le 9 avril dans la commune de Barumbu, avec le concours de leur chef de bande présumé, un certain Neftali alias « Neuf », actuellement en fuite.
La victime, un cambiste du nom de Botuna Salomon, affirme avoir été dépouillée d’un sac contenant plus de 20 millions de francs congolais et 9.950 dollars américains, qu’il venait de retirer auprès de la banque Fiest Bank à Kinshasa.
Les suspects ont été interpellés par le commandant du CIAT de la maison communale de Barumbu, le commissaire supérieur adjoint, major Tshimanga, avant d’être déférés au service P-CRIME dans la commune de la Gombe. Lors de leur arrestation, deux armes à feu, deux motos ainsi que deux sacs dont l’un appartenait à la victime, ont été saisis par la Police nationale congolaise. D’après les premières informations, ce sac contenait environ 26 millions de francs congolais et 9.995 dollars américains.
Cependant, à l’ouverture du procès, seuls les prévenus ainsi que les deux sacs, retrouvés vides, ont été présentés devant le Tribunal. L’argent demeure introuvable sans qu’aucune explication officielle n’ait été fournie à ce stade.
Entendu en qualité de renseignant, le major Tshimanga a déclaré à la barre que les sacs récupérés ne contenaient pas d’argent, mais uniquement des chargeurs d’armes. Une version qui contraste avec celle de la victime qui soutient que les fonds se trouvaient bel et bien à l’intérieur.
Cette divergence a alimenté de vives interrogations au cours de l’audience, notamment sur la gestion et la traçabilité des biens saisis lors de l’opération.
Face à ces zones d’ombre, le Tribunal a décidé de renvoyer l’affaire au lundi 27 avril 2026 pour la poursuite des débats, notamment les plaidoiries, avant le prononcé du jugement.
Affaire à suivre.
M-tshiba/LIBERTÉ PLUS
