Le Comité des sanctions du Conseil de sécurité de l’ONU a annoncé de nouvelles sanctions contre le chef politique du mouvement M23/ AFC, Corneille Nangaa ainsi que les hauts cadres de ces deux entités,
jeudi 16 juillet, en vertu de la résolution 1533 (2004).
Hormis Corneille Nangaa, présenté comme le chef de l’Alliance Fleuve Congo (AFC/M23), cinq (5) autres personnes membres de ces deux mouvements terroristes sont également visées par ces sanctions, d’après le communiqué publié par les Nations unies.
Il s’agit de John Imani Nzenze, colonel et chef de renseignement du M23, sanctionné pour son implication présumée dans la planification et le soutien aux activités du mouvement rebelle ; Sébastien Uwimbabazi, général de brigade basé à Rutshuru, et de Gustave Kubwayo, alias « Sirkoof », commandant des FDLR-FOCA et responsable du Commando de recherche et d’action en profondeur (CRAP). Ces derniers sont identifiés comme deux responsables des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR).
Ils sont accusés d’avoir mené des attaques contre des civils, des enlèvements contre rançon ainsi que des activités d’exploitation illégale des ressources naturelles.
La note cite également Muhammed Lumisa, commandant, médecin et responsable de la logistique extérieure des Forces démocratiques alliées (ADF), ainsi que le colonel Charles Sematama, chef militaire du groupe Twirwaneho, accusé d’exactions contre les populations civiles.
Ces hauts gradés de ces mouvements rebelles sont très actifs dans les Hauts Plateaux du Sud-Kivu. L’Alliance Fleuve Congo (AFC), créée en 2023, et le groupe armé Twirwaneho, s’ajoutent aussi sur le liste de sanctions.
Désormais les avoirs des personnes citées dessus sont gelés, ajoutée à celà l’interdiction de voyager et un embargo sur les armes à leur encontre et des structures qu’ils dirigent.
MF/ LIBERTÉ PLUS