Kinshasa — Saisi par les cris d’alarme des habitants de la commune de Bandalungwa, installés sous les lignes à haute tension de la Société Nationale d’Électricité (SNEL SA), le ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, a échangé, ce lundi 31 août 2026, avec le directeur général de la SNEL SA, le professeur Teddy Lwamba Muba.
Cette rencontre avait pour objectif d’examiner la situation liée à l’occupation des emprises de la SNEL, un dossier qui suscite déjà des inquiétudes et des tensions au sein de la population.
Prenant la parole, le DG Teddy Lwamba a précisé qu’il ne s’agissait pas d’une simple affaire de parcelles, mais avant tout d’une question de sécurité publique.
L’ingénieur Teddy Lwamba a expliqué à son interlocuteur que les normes techniques imposent le maintien de corridors de sécurité dégagés autour des lignes à haute tension. Selon lui, l’occupation de ces espaces expose les populations à plusieurs risques, notamment l’électrocution, les incendies ainsi que des perturbations du réseau électrique.
Face aux inquiétudes des familles installées depuis plusieurs années dans ces zones et qui redoutent une éventuelle opération de démolition, le patron de la SNEL a rassuré le ministre de la Justice sur la volonté de l’entreprise de privilégier désormais « une approche basée sur le dialogue, la concertation et la recherche d’une solution équilibrée ».
À cet effet, les deux parties ont convenu de mettre en place une commission mixte de suivi, chargée de se rendre sur le terrain à Bandalungwa afin d’évaluer la situation de chaque ménage et de formuler des propositions permettant de concilier deux impératifs : la sécurité publique et le respect des droits humains.
Ce compromis entre la SNEL SA et le ministère de la Justice permet, à ce stade, d’écarter le scénario d’une démolition immédiate et ouvre la voie à une résolution plus apaisée de cette situation.
Affaire à suivre.
MF / LIBERTÉ PLUS