IGF : La patrouille financière décrète un ambargo au décaissement de $ 27 millions en faveur de l’entreprise de construction SAMCRETE

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Selon un communiqué de presse publié le 23 octobre en cours, l’Inspection Générale des Finances déclare n’avoir pas validé le paiement par le Fonds de Promotion Industrielle, FPI en sigle, d’un montant de $27 millions en faveur de la société SAMCRETE, pour n’avoir justifié qu’à hauteur de 11,41%, soit: $3 millions sur la somme de $27 millions perçue précédemment et qu’elle réclame de nouveau pour un même travail. D’où, la non validation de ce paiement par l’IGF.(voir communiqué ci-dessous).

Apparemment, toute l’Armada mise en place depuis l’entrée en fonction de Félix Tshisekedi pour arrêter l’hémorragie financière et la corruption à outrance qui gangrenaient la nation au régime passé semble ne pas dissuader les fossoyeurs de notre économie. Selon toute vraisemblance, un grain de sable qu’il faut dénicher paraît bloquer la machine à ne pas tourner à plein régime.

En effet, la conséquence logique attendue après l’instauration par l’IGF d’un contrôle multisysteme, aussi bien à priori, concomitant qu’à posteriori, devait sans doute agacer les dents de toutes les personnes ayant encore cette envie machiavélique d’imaginer des mécanismes susceptibles de leur donner l’occasion de croquer l’argent de l’État.

Malheureusement, le dernier cas relevé par l’IGF dans le chef de l’entreprise SAMCRETE, chargée de la construction de la RN1, tronçon Kananga- Mbuji-mayi, qui n’a fourni qu’un travail à hauteur de $ 3.000.000 après avoir perçu la somme de $27.000.000 et qui continue à réclamer un paiement identique pour poursuivre les travaux.

Dès lors, on est tenté de se demander le niveau de complicité qui existe dans la chaîne des dépenses de l’État pour que cette entreprise s’offre le luxe de demander encore et toujours de l’argent, alors qu’elle n’est pas en mesure de justifier le paiement qu’elle a bénéficié. En voilà une manière de saigner à blanc l’économie congolaise.

La première impression qui se dégage de cette attitude rétrograde que continuent d’afficher certains responsables des entreprises publiques ou privées oeuvrant dans le secteur public est qu’ils n’ont cure de rien, malgré les biceps que manifeste régulièrement le chef de l’État, son excellence Monsieur Félix Antoine TSHISEKEDI, à travers les services de contrôle dont l’IGF.

Cette observation fait tiquer au point de se demander si chacun au sein de l’administration étatique joue réellement son rôle. Car, comment admettre qu’une telle entreprise incapable d’accomplir une œuvre utile à l’état peut-elle encore solliciter un bonus pour accomplir un même travail, à savoir:
la construction de la RN 1 et le même tronçon Kananga-Mbujimayi.

Il faut donc détecter la faille; l’IGF dénonce les malfrats et c’est à la justice de s’occuper du reste en sanctionnant de façon exemplaire les récidivistes pour qu’enfin une ère nouvelle puisse s’ouvrir dans la gestion des finances publiques de l’État congolais.

Liberté Plus

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