Le ministre provincial de l’Intérieur, Sécurité et Affaires coutumières de Kinshasa, Jeannot Canon, a accusé réception de la correspondance de l’Inspecteur général ad interim de la Territoriale relative à la réhabilitation de Monsieur Mwele Munzele Platini dans ses fonctions de chef du village Bingi-Bingi, dans la commune de la N’sele.
Dans sa lettre, le ministre provincial indique avoir reçu la copie de la lettre n°560/MISDAC/IGTR/IG/LFR/2026 du 06 mai 2026 et remercie son expéditeur pour cette transmission. Toutefois, il déplore le fait que l’Inspecteur général soit revenu sur une démarche qu’il considère contraire au cadre légal établi pour la gestion des conflits coutumiers.
Jeannot Canon rappelle à cet effet le contenu de sa précédente correspondance référencée n°MIN PROV.S-P.ATJAC/CAB-MIN/JCL/MNP/Reb/193/2026 du 20 avril 2026, dans laquelle il avait déjà insisté sur la nécessité de respecter les mécanismes prévus par la réglementation en vigueur.
Le ministre provincial insiste notamment sur l’application stricte de l’Arrêté n°25/CAB/VPM/MININTERSEC-DAC/SLBJ/008/2026 du 22 février 2026 portant institution de la CCR3C, présentée comme la seule structure habilitée à traiter les conflits coutumiers conformément aux dispositions de l’article 36 de la loi n°15/015 fixant le statut des chefs coutumiers.
Cette mise au point intervient alors que l’Inspecteur général de la Territoriale était sur le point de procéder à l’installation du nouveau chef coutumier Mwele Munzele Platini au village Bingi-Bingi. Cette mission avait finalement été suspendue à la suite d’une action judiciaire introduite contre ce dernier devant le Tribunal de paix de Kinshasa/Kinkole.
Face à cette situation, Jeannot Canon exhorte l’Inspecteur général à conformer sa démarche aux prescrits légaux et à laisser la Commission compétente statuer sur cette affaire coutumière devenue sensible dans la commune de la N’sele.
« Je vous saurai gré de bien vouloir reconsidérer votre lettre susvisée et de laisser la Commission statuer sur la question qui relève de ses compétences », écrit-il dans sa correspondance officielle.
Ce dossier autour de la succession coutumière de Bingi-Bingi continue ainsi de susciter des tensions, alors que les autorités provinciales rappellent la nécessité de privilégier les voies légales et institutionnelles pour le règlement des conflits coutumiers.
TL/Liberté Plus