Kinshasa : Le Collectif des chauffeurs se désolidarise de la prétendue grève annoncée pour ce lundi
Le Collectif des associations des chauffeurs du Congo annonce le report de la grève prévue ce lundi 19 octobre 2026 sur toute l'étendue de la ville de Kinshasa.
L'annonce a été faite dans une déclaration conjointe du Caucus des présidents des associations des chauffeurs de la ville-province de Kinshasa (ACVK) de Saint-Paul Malongi, de l'Association pour l'émergence des chauffeurs du Congo du président Peter Bulaba, pour le compte du Collectif des associations des chauffeurs du Congo, dirigé par Emery Kasongo, ce dimanche 18 octobre.
Il a fait savoir qu'en rapport à la situation sécuritaire très fragile que connait actuellement le pays, le collectif dit privilégier la paix.
« Au regard de la situation sécuritaire que traverse notre pays actuellement, nous privilégions la paix. Nous informons les chauffeurs que la grève qui a été prévue ce lundi 19 octobre 2026 est reportée à une date ultérieure », a déclaré Emery Kasongo.
Le collectif indique que les autorités ont écouté leurs revendications et ont accepté d'ouvrir un dialogue avec eux.
« Nous tenons aussi à informer le reste des associations que les autorités ont écouté nos desiderata et qu'elles sont prêtes à nous recevoir pour essayer de dialoguer, voir là où ça va et là où ça ne va pas. C'est le seul pays que nous avons », poursuit la déclaration.
Il appelle ainsi tous les chauffeurs de la capitale à vaquer librement à leurs occupations.
« Voilà pourquoi nous informons tous les chauffeurs de vaquer librement à leurs occupations sans inquiétude », conclut Emery Kasongo, au nom du collectif.
Pour mémoire, dans une lettre adressée au gouverneur de la ville, une corporation des associations des chauffeurs de la ville de Kinshasa avait annoncé une grève de deux jours, pour protester notamment sur ce qu'elle qualifie de flou entourant la taxe de stationnement imposée aux conducteurs et aux motards depuis 2020, la révision des tarifs de transport et des charges d’exploitation, le manque de parkings et d’espaces d’arrêt aménagés, ainsi que la persistance des embouteillages et les limites de nouveaux plans de régulation de la circulation routière.