LIBERTÉ PLUS ÉDITO : Entêtement des hauts cadres de la République ( RDC)

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« C’est un crime d’exercer un travail que l’on ne connait pas, « a dit Léon Bonaparte.
Cependant, c’est un avis, faire mal un travail que l’on connait, procède de la mauvaise foi et n’est pas moins une catastrophe. Une conclusion d’autant plus logique en observant le comportement rétrograde de nos élites, ceux-là mêmes qui sont appelés, en leur qualité de hauts cadres, à gérer le patrimoine collectif nationale. Et, pour cause ?
La plupart des personnes, universitaires rompus, ayant oeuvré sous Mobutu et, même, avec Joseph Kabila, n’ont pas favorablement rempli leur contrat social avec le peuple. Non seulement par rapport aux fonctions qu’ils ont occupées, mais aussi et surtout au regard de leur cursus, constituant, dans une large mesure, un engagement tacite à exercer en bon père de famille les charges qui leur incombaient dans la société.
Malheureusement, même sous FATSHI, qui incarne l’espoir de tout un peuple, ce haut cadre d’hier et d’aujourd’hui, la majeure partie étant encore aux affaires, se permet sans vergogne de dépouiller les ressources de l’État pour entretenir ses dizaine de femmes, en faisant d’elles des millionaires. Les routes, les ponts et autres saute-moutons peuvent attendre qu’il cesse de se gaver et construire près de 3 immeubles dans des quartiers huppés. « Ce sont des biens de l’État », argue-t-il à quiconque veut en savoir plus. Biens sans maître ? Trêve d’inconscience.
Le peuple propriétaire abasourdi, ne sachant à quel saint se vouer, exige une justice équitable pour rentrer dans ses droits. Car, ceux qui prétendaient « le » tirer de la main de fer de l’homme de Kingakati ont fait comme lui et croupissent derrière les barreaux du centre pénitencier de Makala. La liberté provisoire, c’est pour aller jouir avec ses nouvelles millionaires de femmes et se moquer du peuple. « Muana mokonzi akotaka boloko te », affirme-t-on dans son sillage.
Ici, on vole ou on détourne, c’est bonnet blanc et blanc bonnet. Ailleurs, on se plaît à torpiller les actions salvatrices du Chef de l’État sous prétexte « de protéger le peuple ». On est dans quelle République, finalement? Chassez le naturel, dit-on, il reviendra au galop. Kabila n’a pas trouvé les 15 honnêtes collaborateurs dont il avait besoin pour realiser son hypothétique projet de société. Fatshi en a déjà trouvé combien avant que ça ne se gâte. Shut! Ne réveillez pas le chat qui dort, Lamuka, mignon en ce temps de l’État d’urgence.
De plus en plus, les allégations de WADE affirmant que « les politiciens zaïrois n’ont pas la culture politique » gardent tout leur sens. Pour preuve, la guéguerre ayant opposé la Présidence de la République aux 2 chambres du Parlement. Il fallait de peu pour que ça dégénère.
Quoique la contradiction soit une vertu de la démocratie, on est loin, en ce qui concerne la RD Congo, de parler d’une nation lorsque devant des défis majeurs tel  »le sans pitié Covid-19 » qui nous assaille, un groupe des personnes cherchent hardiment à se faire de l’argent sur le dos du contribuable congolais, en soutenant la nécessité de tenir un congrès pour « un retour à l’ordre constitutionnel ». 7 millions $US pour le faire. Le manège ayant été découvert, les consciences se sont réveillées pour s’y opposer.
Ce qui étonne, ce sont des soi-disant alliés qui s’entredéchirent sans ménagement à la recherche des failles des autres en vue de les couler à vaut l’eau, par la constitution évidemment.
Thambwe Muamba, le véritable Chef du Front Commun pour Congo, a semblé trouver la petite bête pour manifester à la face du monde, l’incohérence de la décision du Chef de l’État de proclamer l’État d’urgence sans avoir obtenu l’aval du Congrès. Jean-Marc KABUND se saisie de la balle au bond et refute avec gratitude tous les propos de son aîné Thambwe Muamba. Ce dernier traite le Premier Vice-président de la Chambre basse de menteur et donne des directives pour la tenue effective du Congrès.
Le lendemain, la Cour Constitutionnelle entre en danse et fixe l’opinion sur la légitimité de l’ordonnance présidentielle. Thambwe Muamba se recroqueville, la queue dans les pattes. Qu’est-ce qui lui reste encore après avoir perdu ses dernières notes en lambeaux de la constitution, se demande le commun des mortels.
Selon nos observateurs avertis, cette énième tentative du Chef de file du FCC démontre la détermination de cette plate-forme de couler leur partenaire, surtout avec cette chasse à l’homme (ezui ezui) initiée par le parquet de Matete qui ne recule devant aucun obstacle.
En toute honnêteté, la seule façon de laver l’humiliation subie par le doyen Thambue Muamba devant le 1er vice-president de l’Assemblée nationale est de rendre le tablier. Avez-vous parlé de culture politique? Peuple uni, nous sommes zaïrois.
Qui dit mieux ?
LIBERTÉ PLUS INTERNATIONAL

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