« (…) les enfants qui ont été tués à Masisi au moment où ils passaient leurs examens. Je trouve ça terrible et inacceptable.
Qu’on puisse prendre le risque d’être dans des zones difficiles et
d’essayer – et ce n’est pas facile – d’aller passer des examens, de payer pour ça, et se faire tuer… je trouve que ceux qui ont fait ça sont des criminels, des assassins. Ils n’ont aucune légitimité, aucune crédibilité. On n’a aucune légitimité quand on va tuer des enfants qui passent leurs examens », a exprimé sa colère la Représentante spéciale du Secrétaire général de l’ONU, au cours de la conférence de presse donnée le mercredi 02 septembre à Kinshasa.
Leila Zerrougui appelle à l’identification rapide et à la condamnation des responsables de ces tueries.
« Je pense que ces gens, il faut les identifier, il faut les ramener devant
la justice et ils doivent rendre compte, parce qu’on n’a aucune légitimité pour aller tuer des enfants. Déjà, pour pouvoir passer ces examens, c’est un parcours du combattant, et le jour où les gens peuvent se préparer pour construire leur avenir, ils se font tuer…
J’espère qu’on identifiera les criminels et qu’on les jugera parce que
c’est bien évidemment inacceptable
mais ça n’a aussi aucune légitimité. Comment on prétend prendre les armes
pour défendre une
communauté et on va tuer des enfants ou les empêcher de passer des examens ? », s’est-elle interrogée avec grand étonnement.
Pour rappel, au total 2 élèves finalistes du primaire ont été tués le 27 août dernier dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu. Le lundi 31 septembre, soit cinq (5) jours après, une autre attaque de ce genre a été signalée dans la province de Haut-Uélé. L’attaque a visé une trentaine de finalistes du secondaire qui se rendaient au centre de l’examen.
*Fabrice Lukamba*