Excepté des multiples autres problèmes qu’il doit résoudre, le gouvernement congolais est appelé également à relever un autre défi majeur, celui de recenser la population après le tout dernier recensement fait pendant le règne de l’ancien Président Mobutu en 1984. Les uns et les autres souhaitent que l’opération soit réalisée avant la date de la tenue de prochaines élections, en vue de permettre surtout à la Commission électorale nationale indépendante (CENI) de servir du « fichier général de la population » qui va être produit, quand il s’agira d’identifier les électeurs.
De son côté, l’Office national d’identification de la population, ONIP en sigle, se dit prêt à faire ce recensement à échéance, c’est-à-dire avant 2023.
« L’ONIP est déjà prêt, avec son plan opérationnel, à entamer la partie pratique du processus d’Identification de la Population congolaise sur toute l’étendue de la République et partout ailleurs en ce qui concerne les congolais de l’étranger. Des travaux intenses, réalisés en interne par les experts maisons, ont permis de concrétiser, notamment, l’élaboration du plan opérationnel, qui est un guide préparatoire des opérations allant de la planification de l’identification jusqu’à la délivrance de la carte d’identité, en passant par le déploiement du matériel et de la technologie pour la constitution du fichier général de la population. De ce qui précède, il y a lieu de conclure que toutes les conditions d’ordre conceptuel, permettant le démarrage des opérations d’identification de la population, par l’ONIP, sont réunies à plus de 80% », s’est exprimé à la presse Richard Ilunga, Directeur général de l’ONIP.
Cependant, a-t-il indiqué, le montant d’environ trois cents cinquante (350) millions de dollars américains permettra de réaliser son « plan opérationnel » déjà élaboré.
« Il ne reste plus que l’implication du Gouvernement, (…) L’ONIP a déjà établi le chronogramme de réalisation de ce projet. Pour l’ONIP, au plus tard le 31 décembre 2022, le fichier général de la population (FGP) sera constitué, disponible et utilisable, par tous les services intéressés, et ils sont nombreux, notamment la CENI, (…) Ce projet, qui coûte près de 350 millions USD, sera financé soit par l’Etat congolais par le Budget National, soit à travers un Partenariat Public Privé, sous la supervision du Gouvernement », a-t-il précisé.
*Fabrice Lukamba*